Les stratégies de l’espace

Il faut encore rappeler que les différences fondamentales entre les réalisations spatiales indiennes et chinoises tiennent d’abord aux apports des coopérations dans la construction des compétences indiennes. Alors que la Chine, isolée, ne pouvait compter que sur ses propres forces, l’Inde a bénéficié de transferts de technologie d’origine variée destinés à des applications civiles contribuant ouvertement à l’aide au développement.  Cette logique arrive toutefois à son terme dès lors que les nouveaux systèmes envisagés par l’Inde deviennent de plus en plus comparables et potentiellement concurrents des programmes des anciennes puissances spatiales.  Le nouveau Livre blanc sur l’espace pour la période 2012-2016 (voir annexe n° 2), paru le 30 décembre 2011, insiste sur la continuité du développement des programmes tant d’application que de science et d’exploration. La Chine affirme ainsi sa volonté de renforcer sa base industrielle, d’accélérer la recherche concernant les technologies critiques et de poursuivre le développement de projets importants en science et en technologie comprenant les vols habités, l’exploration lunaire, un système d’observation à haute résolution, la navigation et le positionnement par satellites, une nouvelle génération de lanceurs. Le développement des applications et l’amélioration du segment sol sont aussi au programme.  La présentation des missions dans la partie prospective du rapport a conduit à de nombreux commentaires sur une accélération du programme lunaire chinois et l’envoi d’hommes sur la Lune. De fait l’ordre des développements donne les priorités suivantes : développement d’une nouvelle génération de lanceurs Longue Marche-5, 6 et 7, puis satellites d’observation, de communications, de navigation, scientifiques et technologiques avant que n’arrivent les courtes parties consacrées aux vols habités et à l’exploration.  Les projets en matière d’observation sont particulièrement ambitieux. Il s’agit tout d’abord d’améliorer les capacités existantes en météorologie, océanographie et ressources naturelles ainsi que celles de la constellation de petits satellites destinée à la surveillance de l’environnement et à la prévention des risques. Dans cette perspective, est envisagée une nouvelle génération de satellites de météorologie géostationnaires, de satellites de télédétection avec une capacité stéréo mais aussi de capacités radar et électromagnétiques pour l’observation.

Strasbourg, l’Europe et la techno

Au village, sans prétention, la marque a mauvaise réputation. Récemment, j’ai assisté à un colloque à Strasbourg où la question du social networking a été évoquée à plusieurs reprises. Il est souvent malaisé pour une marque de protéger son image, dès lors qu’un internaute devient agressif à son égard et « s’enflamme » sur les réseaux sociaux, mais il apparaît aujourd’hui qu’il suffit en fait le plus souvent d’être capable de communiquer et de suivre certaines règles pour juguler le mauvais buzz. Les propos des internautes ne doivent tout d’abord en aucun cas être effacés, y compris les réactions négatives. La censure de l’internaute ne conduit en définitive qu’à une chose : rendre le plaignant encore plus combatif et l’aider à fédérer la communauté derrière lui (les internautes ayant horreur de la censure). Le plus probable, lorsqu’une marque censure un internaute, c’est qu’elle va déclencher une réaction qui va se répandre comme une traînée de poudre. Ainsi, la seule réponse pertinente à faire aux reproches d’un internaute reste le dialogue. Et dans cette optique, il ne faut pas négliger les bienfaits de l’entretien personnel. Le fait d’établir des dialogues privés avec l’individu ont un avantage non négligeable : affaiblir le plaignant, étant donné qu’il est privé de son public qui n’est plus là pour le soutenir. Isoler le contact est ainsi un moyen efficace de résoudre les démêlés avant qu’ils ne prennent (bien inutilement) de l’ampleur. La réaction de la marque se doit enfin d’être affable en toutes circonstances, mais elle doit surtout amener à trouver une solution au différend. Même si la marque a tendance à l’oublier, Il s’agit bien d’une relation commerciale et la marque se doit non seulement de bien s’expliquer mais aussi d’être au service du client. Le web social est un lieu de dialogue, et c’est là que se forge désormais pour une part l’image de marque. Si les procédés que j’ai décrits sont a priori une évidence, je constate sans cesse que des marques n’ont pas su régler convenablement une attaque sur le web. C’est un peu ce qu’a démontré ce colloque: toutes les marques prétendent connaître ces règles de base, mais très peu les respectent cependant. La plupart du temps, les services de community management sont complètement isolés du service commercial, et n’ont aucun pouvoir d’action concret. Et ce n’est pas avec ces cloisonnements que la marque apprendra à avoir moins mauvaise réputation… Davantage d’information sur ce séminaire entreprise à Strasbourg en cliquant sur le site web de l’organisateur.

Un bitcoin russe

Prédisant la disparition de la monnaie traditionnelle au profit de son analogue électronique, un député russe propose à la Banque centrale du pays de mettre en place une monnaie cryptographique nationale. Si les crypto-monnaies sont à ce jour interdites en Russie, rien ne doit empêcher le pays de suivre le progrès économique, estime le député Vladimir Petrov, qui propose de lancer un «bitcoin russe». Cette initiative a été détaillée dans une demande qu’il a adressée à la Banque centrale et au Centre russe de recherche et développement Skolkovo. «Au cours des deux dernières années, l’économie mondiale a subi d’importantes mutations. Des monnaies cryptographiques qui étaient initialement considérées comme une rareté ont fini par trouver leur place au sein du système financier», explique-t-il dans un communiqué diffusé par son service de presse. «Elles (les crypto-monnaies, ndlr) sont devenues aussi populaires que mêmes les personnes ordinaires, qui sont loin des marchés financiers et des bourses, ont commencé à utiliser la monnaie cryptographique dans leur vie de tous les jours», poursuit le député. Dans le même temps, M. Petrov note que la législation russe reste floue par rapport au statut de la monnaie cryptographique. «L’émission des substituts monétaires est interdite en Russie, mais la loi n’établit pourtant pas de responsabilités pour ce genre d’activité», observe-t-il. Dans cette optique, le député estime que la Banque centrale pourrait définir le statut légal de la monnaie cryptographique russe tandis que le Centre russe de recherche et développement Skolkovo serait en mesure d’élaborer les algorithmes nécessaires pour la mise en place de cette dernière. «Tout comme les billets de banque ont autrefois remplacé les pièces d’or, les cybermonnaies viendront remplacer l’argent sous sa forme habituelle», a-t-il résumé, avant d’ajouter: «Notre pays ne doit pas rester en marge du progrès financier, nous devons être capables de mettre en place une infrastructure valable pour assurer le lancement du bitcoin russe.»

Du Sperme dans l’espace

Si la Station spatiale internationale est un symbole du progrès technologique humain et de la coopération mondiale, c’est aussi un lieu où de nombreuses expériences scientifiques ont lieu. Notamment pour étudier l’impact de l’espace sur tout et n’importe quoi. Ainsi, le 4 août 2013, un cargo japonais venait ravitailler l’ISS. Mais il y avait à son bord quelques échantillons assez improbables: du sperme lyophilisé provenant de 70 souris. Dès réception, ces petits sachets ont été placés au congélateur de la station et conservés à -95°C pendant neuf mois. Une fois renvoyés sur Terre, ils ont été récupérés par des chercheurs japonais qui ont alors commencé différentes expérimentations. Leurs résultats sont justement publiés ce lundi 22 mai dans la revue PNAS. Si l’expérience semble anecdotique, elle nous apprend en réalité beaucoup sur l’impact du vide spatial sur les spermatozoïdes et, indirectement, sur le futur de l’espèce humaine. En réalisant cette expérience, les scientifiques cherchaient à savoir si une société vivant dans l’espace aurait des problèmes pour se reproduire. Les auteurs rappellent que vivre hors de la Terre expose les êtres vivants à un état d’apesanteur et, surtout, à des radiations spatiales 100 fois supérieures, sans la barrière protectrice de notre planète bleue. Une fois le sperme de souris lyophilisé (l’avantage, face à la cryogénisation classique, c’est que les échantillons peuvent survivre à température ambiante quelque temps sans être endommagés) de retour sur Terre, les chercheurs ont d’abord vérifié son état. Et le fait est qu’après neuf mois dans l’espace, l’ADN des spermatozoïdes a été endommagé à cause des radiations spatiales, ces rayons cosmiques qui voyagent dans le vide stellaire et sont 100 fois plus puissants que sur Terre. Or, de précédents tests réalisés sur Terre semblaient montrer qu’il fallait une irradiation deux fois plus importante pour causer ce genre de problème. Ce qui voudrait dire que l’espace est plus dangereux que prévu pour les pauvres spermatozoïdes. Une fécondité inchangée Mais malgré ces désagréments, les scientifiques ont découvert avec surprise que les gamètes n’ont rien perdu de leur fécondité. En utilisant différentes techniques de reproduction assistée, les chercheurs se sont rendu compte que les spermatozoïdes ayant séjourné dans l’espace fonctionnaient aussi bien que ceux restés sur Terre (mais également lyophilisés). Le taux de naissance, lui aussi, était similaire. Pour les chercheurs, ces résultats indiquent que les dommages dus aux rayons cosmiques sont réparés après la fertilisation et n’ont donc eu aucun effet secondaire. En tout cas, pour une exposition de neuf mois. Les auteurs de l’article se demandent justement en conclusion si un stockage plus prolongé en orbite ne risque pas de causer des dégâts irréparables à des spermatozoïdes. D’autres recherches sont nécessaires pour en savoir plus. En attendant, les scientifiques appellent à la création de nouvelles techniques pour protéger de futurs échantillons de sperme des radiations, par exemple avec un bouclier de glace, afin d’ouvrir la voie à un futur où la reproduction dans des cités spatiales sera monnaie courante. Ils évoquent même une perspective encore plus folle. La conservation de sperme pourrait être d’une grande aide pour assurer l’avenir de l’espèce humaine, en cas de catastrophe mondiale. Un peu comme la fameuse réserve mondiale de semences du Svalbrad, qui stocke des graines en Arctique. Et alors, quel meilleur sanctuaire pour stocker les « graines » de l’homme que la Lune, interrogent les chercheurs. Ils imaginent déjà une arche de Noé de spermatozoïdes stockés dans les « tubes de lave » de notre satellite, ces tunnels gigantesques qui auraient été percés dans la surface par des coulées de lave dans le passé. Les semences humaines seraient ainsi à l’abri, préservés « par les températures très basses, protégées des radiations spatiales par les couches rocheuses épaisses et complètement isolées de n’importe quel désastre terrestre ».

Voltige à La Roche sur Yon

Lundi dernier, j’ai essayé pour la première fois à la voltige aérienne. Une expérience que je rêvais de faire depuis longtemps, mais que je reportais tout le tempssaint-glinglin. Ca s’est passé à l’aérodrome, avec un pilote : Alex. Il a commencé par me présenter l’appareil (un Extra 330 LXintimes), puis m’a fait enfiler le parachute comme un sac à dos. Puis on est partis pour 10 minutes de pures sensations en plein ciel. J’ai pu voir toute ma vie défiler devant mes yeux entre loopings, tonneaux et autres plongeonsJe crois bien avoir dit quelques noms d’oiseaux à plusieurs reprises. Pas grave, le pilote y était probablement habitué. Au bout d’un moment, j’ai commencé à me sentir patraque, et Alex a décidé de calmer le jeu. Mais c’était déjà trop tard et j’ai fait usage du petit sac à vomi qu’on m’avait généreusement offert avant le vol. Je ne dois m’en prendre qu’à moi-même : je n’aurais pas dû insister en disant que tout allait bien quand j’étais blanc comme un cachet. Vomir n’est pas un passage obligé, pourtant. Alex s’adapte à la personne pour qu’il sorte en forme. Comme il le dit lui-même un peu après: l’objectif n’est pas tant d’impressionner les gens lors du baptême, mais de leur faire découvrir le bonheur de la voltige aérienne. Son but n’est pas de rendre malade. Mais même le fait de vomir reste accessoire et ne m’a pas gâché le vol. Lors de la phase de voltige, j’ai pu ressentir des changements de gravité de -3,2G à 5,8G. Pour ceux qui ne connaissent pas, cela signifie qu’à la vitesse maximale, nous pesions 5,8 fois notre poids habituel ! Je vous laisse deviner ce qu’on ressent. Le plus dur, c’est au final lorsqu’on est en G négatifs : c’est là qu’on devient sérieusement patraque. Dans les phases d’accélération, ce que vous avez avalé avant le décollage reste là où il doit être. Alors qu’en micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir repeindre le cockpit. Pour couronner le tout, Thomas m’a autorisé à diriger l’appareil avant l’atterrissage. J’ai même pu pratiquer une petite figure avant qu’on retourne à l’aéro-club ! Je peux vous garantir qu’il m’a fallu un sacré bout de temps pour atterrir mentalement. Si vous n’avez jamais tenté, je vous invite fortement à tester. Ca vaut vraiment le coup de tenter ce genre de chose que l’on n’a pas réaliser. Ce qui est sûr, c’est que si on m’offrait un autre vol, je ne serais pasn’aurais rien contre (comment ça, j’essaie de faire passer un message subliminal ?) ! Mais à jeûn, cette fois. Je vous mets le lien vers le site web de mon vol de voltige aérienne. Mais si vous du genre sensible, mieux vaut s’abstenir !.Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de cette expérience de vol en avion de voltige à La Roche sur Yon.

voltige6

Les oubliés de la campagne

Les médias les ignorent. Les candidats ne parlent pas d’eux. Ce sont les oubliés de la campagne présidentielle. Notre grand reporter Laure Mandeville est allée à leur rencontre. Une série de reportages exceptionnels, réservés aux abonnés du Figaro, à lire sur le Figaro Premium. Que pensent vraiment les Français? On les dit révoltés ou inquiets, éloignés du débat politique ou encore attentistes. Jamais, en tous les cas, une telle incertitude a pesé sur le résultat d’une élection présidentielle. Pour comprendre le pays et ses colères, alors qu’une vague populiste déferle depuis plusieurs mois sur l’Occident – elle a accouché successivement du Brexit et de l’élection de Donald Trump -, Le Figaro a envoyé l’ancienne correspondante du journal à Washington porter un regard neuf sur une France qu’elle avait quittée il y a huit ans. Au ras du terrain, Laure Mandeville, qui avait couvert l’ascension du trumpisme dans les provinces profondes d’Amérique, a fait une traversée de l’Ouest, terre historiquement rétive au Front national, pour raconter modestement comment les gens y vivent, quels problèmes les occupent, et déceler ce qui gronde dans les têtes. Elle a traversé le 9-3, l’Orne, la Mayenne, la Sarthe pour finir sa traversée en Loire-Atlantique.

Avion de chasse

Métro, boulot, dodo. Métro, boulot, dodo. Métro, boulot, avion de chasse. Bah oui, il faut bien que l’argent gagné au boulot serve à quelque chose. Et récemment, je l’ai investi dans le moment le plus intense de ma vie : un vol en avion de chasse. Ça s’est passé à Pontoise, et c’était juste incroyable. Cette expérience exceptionnelle m’a pourtant poussé à réfléchir à notre condition humaine. Qui est loin d’être à plaindre, en fait ! C’est même tout simplement hallucinant, de voir comme l’existence humaine a évolué depuis le XIXe siècle. Celle-ci s’est, des millénaires durant, résumée pour l’essentiel à travailler la terre. C’était une vie laborieuse, sur laquelle le spectre de la faim planait souvent, et où l’on dormait au-dessus des bêtes pour se réchauffer. Passer d’une ville à l’autre était toute une aventure, et voyager jusqu’à la capitale était pour beaucoup un voyage impossible. Aujourd’hui, en revanche, nous vivons bien plus longtemps que nos ancêtres, nous mourons désormais de trop manger, nous sillonnons la planète pour nous divertir, nous sommes connectés au monde entier. Tout notre quotidien semble improbable : nous n’avons qu’un coup de fil à passer pour nous faire livrer une pizza, nous avons un téléphone portable qui nous permet d’avoir internet partout où nous asllons. C’est tout bonnement incroyable ! L’homme a connu pendant longtemps une vie fondamentalement stoïque, mais est passé en quelques années à une existence étonnamment luxueuse. Bien entendu, ce n’est pas le paradis : il y a encore beaucoup de travail pour éradiquer certains maux de notre société. Mais nous devrions somme toute déjà apprécier notre monde tel qu’il est, plutôt que de regarder en permanence ce qui est dans le jardin du voisin. Nous sommes étonnamment chanceux d’être nés à notre époque ! Qui aurait deviné, il y a quelques décennies à peine, que de simples citoyens auraient la possibilité de pratiquer un vol en avion de chasse, simplement pour se divertir ?  Voici le site par lequel je suis passé, si ce vol vous tente. Une précision, quand même : même si ce vol est inoubliable, je le déconseille vivement à ceux qui n’ont pas l’estomac solide ! A bon entendeur… Suivez le lien pour toute sles informations pratiques sur ce baptême en avion de chasse.
avion de chasse7

Ne m’en voulez pas parce que mon enfant est violent

Mon gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.     Avec mon petit gars, on traverse une période difficile. Je me rends compte qu’il est devenu un petit tyran. C’est un gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.  Il n’y a même pas besoin de le provoquer; il suffit que l’autre soit à côté de lui. Il peut le frapper à la tête, tenter de le faire tomber, et je l’ai même vu plusieurs fois plaquer un camarade au sol. Bon, d’accord, ça lui donne le profil d’un excellent joueur de rugby mais, en attendant, les petites brutes risquent de ne pas de faire beaucoup d’amis.  Quand ce type de chose arrive, je suis là pour le gronder dans la seconde. Je lui dis que ce n’est pas bien de taper, qu’il a fait de la peine à l’autre enfant, et je l’envoie passer quelques minutes au coin. Puis je lui répète qu’il ne doit pas taper les autres, et je lui dis d’aller présenter ses excuses au camarade en question.  Le problème, c’est que je n’ai pas l’impression que ça serve à quoi que ce soit. Être envoyé au coin ne lui fait rien du tout, et s’il s’excuse auprès de son petit camarade, c’est avec une telle désinvolture qu’on voit très bien qu’il s’en fiche complètement! Il n’est comme ça qu’avec les enfants de son âge, ou un peu plus grands, et il n’hésite pas à taper les tout-petits. En clair, tous ceux qui se mettent en travers de son chemin risquent gros.  Mes filles n’ont jamais frappé personne (c’était plutôt elles qui prenaient les coups). Je n’ai donc pas oublié ce que ressent un parent quand on fait du mal à son enfant. Avant, je portais toutes sortes de jugements sur les parents des enfants qui frappent les autres. Je croyais que l’enfant était probablement témoin de violences à la maison, que les parents eux-mêmes devaient user de punitions corporelles, ou même que la petite brute était juste un sale gamin. C’est vraiment dur de voir son enfant se faire taper alors qu’il joue innocemment. Je sais ce qu’on ressent dans ces cas-là.  Mais je sais aussi ce qu’on ressent dans le cas présent. Il n’y a jamais eu de violence dans notre foyer, nous n’utilisons aucune punition corporelle et notre petit gars est adorable la plupart du temps! Je vois bien l’expression des parents des enfants qu’il fait pleurer, et je suis sûre que dans certains des groupes mamans/enfants que je fréquente, il y a des femmes qui doivent me détester. Je commence même à éviter ce type de réunions. On ne m’y met plus à l’aise, je ne suis plus la bienvenue. De toute façon, je ne peux parler à personne, vu que je passe mon temps à surveiller mon fils pour éviter qu’il ne tape qui que ce soit.  Il passe trois matinées par semaine à la crèche en compagnie d’enfants de son âge et, d’après ce qu’on me dit, il est plutôt sage. Je n’ai donc pas trop peur qu’il manque de contact avec les autres. En revanche, le contact avec d’autres mamans me manque. Je me sens un peu exclue: je suis la mère du sale gosse, et je sais bien qu’on parle de moi derrière mon dos. Je n’ai pas l’habitude de ce type de situation, et ça ne me plaît pas, mais je ne sais pas comment réagir à part en évitant d’y être confrontée.  Ces deux dernières semaines, on s’est vraiment bien amusés, mon petit gars et moi. On a exploré divers endroits et passé du temps rien que tous les deux, ce qui était génial. Ce serait juste super si on pouvait aussi aller retrouver des amis de temps à autre. Je ne peux qu’espérer qu’il finira par sortir de cette mauvaise phase et qu’on pourra de nouveau fréquenter d’autres enfants et parents. En attendant, nous nous faisons des petits goûters en tête à tête!  Je tenais à écrire cet article, parce que d’autres mamans doivent se sentir tout aussi isolées que moi, jugées par d’autres parents qui n’aiment pas le comportement de leur enfant. D’autres personnes doivent penser qu’elles ont beau faire de leur mieux, ça ne suffit pas. Alors, à ces mamans, je dis: accrochez-vous, et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seules. Et si vous croisez une maman comme moi, dont l’enfant se conduit mal, souriez-lui plutôt que de la juger… Vous pourriez bien vous retrouver un jour à sa place. Mon gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.     Avec mon petit gars, on traverse une période difficile. Je me rends compte qu’il est devenu un petit tyran. C’est un gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.  Il n’y a même pas besoin de le provoquer; il suffit que l’autre soit à côté de lui. Il peut le frapper à la tête, tenter de le faire tomber, et je l’ai même vu plusieurs fois plaquer un camarade au sol. Bon, d’accord, ça lui donne le profil d’un excellent joueur de rugby mais, en attendant, les petites brutes risquent de ne pas de faire beaucoup d’amis.  Quand ce type de chose arrive, je suis là pour le gronder dans la seconde. Je lui dis que ce n’est pas bien de taper, qu’il a fait de la peine à l’autre enfant, et je l’envoie passer quelques minutes au coin. Puis je lui répète qu’il ne doit pas taper les autres, et je lui dis d’aller présenter ses excuses au camarade en question.  Le problème, c’est que je n’ai pas l’impression que ça serve à quoi que ce soit. Être envoyé au coin ne lui fait rien du tout, et s’il s’excuse auprès de son petit camarade, c’est avec une telle désinvolture qu’on voit très bien qu’il s’en fiche complètement! Il n’est comme ça qu’avec les enfants de son âge, ou un peu plus grands, et il n’hésite pas à taper les tout-petits. En clair, tous ceux qui se mettent en travers de son chemin risquent gros.  Mes filles n’ont jamais frappé personne (c’était plutôt elles qui prenaient les coups). Je n’ai donc pas oublié ce que ressent un parent quand on fait du mal à son enfant. Avant, je portais toutes sortes de jugements sur les parents des enfants qui frappent les autres. Je croyais que l’enfant était probablement témoin de violences à la maison, que les parents eux-mêmes devaient user de punitions corporelles, ou même que la petite brute était juste un sale gamin. C’est vraiment dur de voir son enfant se faire taper alors qu’il joue innocemment. Je sais ce qu’on ressent dans ces cas-là.  Mais je sais aussi ce qu’on ressent dans le cas présent. Il n’y a jamais eu de violence dans notre foyer, nous n’utilisons aucune punition corporelle et notre petit gars est adorable la plupart du temps! Je vois bien l’expression des parents des enfants qu’il fait pleurer, et je suis sûre que dans certains des groupes mamans/enfants que je fréquente, il y a des femmes qui doivent me détester. Je commence même à éviter ce type de réunions. On ne m’y met plus à l’aise, je ne suis plus la bienvenue. De toute façon, je ne peux parler à personne, vu que je passe mon temps à surveiller mon fils pour éviter qu’il ne tape qui que ce soit.  Il passe trois matinées par semaine à la crèche en compagnie d’enfants de son âge et, d’après ce qu’on me dit, il est plutôt sage. Je n’ai donc pas trop peur qu’il manque de contact avec les autres. En revanche, le contact avec d’autres mamans me manque. Je me sens un peu exclue: je suis la mère du sale gosse, et je sais bien qu’on parle de moi derrière mon dos. Je n’ai pas l’habitude de ce type de situation, et ça ne me plaît pas, mais je ne sais pas comment réagir à part en évitant d’y être confrontée.  Ces deux dernières semaines, on s’est vraiment bien amusés, mon petit gars et moi. On a exploré divers endroits et passé du temps rien que tous les deux, ce qui était génial. Ce serait juste super si on pouvait aussi aller retrouver des amis de temps à autre. Je ne peux qu’espérer qu’il finira par sortir de cette mauvaise phase et qu’on pourra de nouveau fréquenter d’autres enfants et parents. En attendant, nous nous faisons des petits goûters en tête à tête!  Je tenais à écrire cet article, parce que d’autres mamans doivent se sentir tout aussi isolées que moi, jugées par d’autres parents qui n’aiment pas le comportement de leur enfant. D’autres personnes doivent penser qu’elles ont beau faire de leur mieux, ça ne suffit pas. Alors, à ces mamans, je dis: accrochez-vous, et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seules. Et si vous croisez une maman comme moi, dont l’enfant se conduit mal, souriez-lui plutôt que de la juger… Vous pourriez bien vous retrouver un jour à sa place.

Des contrôles d’identité filmés

Cela fait des années que nous aurions dû adopter ce système, mais enfin, tout vient à point à qui sait attendre : depuis mercredi dernier, les policiers et gendarmes, dès lors qu’ils procèdent à des contrôles d’identité, doivent activer leurs caméras-piétons, dans quelques 23 zones de l’Hexagone déterminées par le ministère de l’Intérieur. L’on compte notamment parmi ces zones des ZSP à Paris intra muros, en petite et grande couronne, tout comme des départements au nombre desquels les Alpes-Maritimes.
Ce n’est encore qu’un test, qui est d’ailleurs l’objet d’un décret qu’il reste à valider par le Conseil d’Etat. Mais c’est selon moi un pas dans la bonne direction. Ce système est appliqué depuis plusieurs années dans de nombreux pays, et a bien des fois confirmé son importance. Le but de ces enregistrements est d’apaiser les esprits, et ce des deux côtés : les policiers peuvent ainsi établir qu’ils ont agit selon les règles, et les citoyens ont des images à disposition si les forces de l’ordre sortent du cadre légal. C’est vraiment un système gagnant-gagnant pour les deux parties. Avantage supplémentaire, cette procédure pourrait permettre de faire l’impasse sur les rapports écrits, ce qui pourrait réduire un peu la lourdeur administrative. Si vous avez déjà fait une déposition dans un commissariat, vous comprenez sans doute de quoi je parle !).A la fin de ce projet-test, policiers et gendarmes remettront au ministre de l’Intérieur un rapport évaluant l’effet de ce système sur les contrôles d’identité. Si ce système est appliqué à grande échelle, des histoires comme celles du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois ne devraient donc plus défrayer la chronique. Voilà au moins une chose favorable qu’on gardera de Hollande. Les 2600 caméras-piétons devraient d’ailleurs être bientôt doublées.

Le salaire d’existence de Mr Benoit Hamon

Hamon propose d’accorder un revenu d’existence de six cent cinquante euros par mois sans préalable, spécialement de revenu, doucement à toute la communauté. Son coût annuel à terme pourrait être de 700 Mrds d’euros, ce qui fait la 1/2 des dépenses d’Etat. Le « revenu universel d’existence » est présenté par des fonctionnaires que certains désigneraient de Thatchériens, fréquemment en l’associant à une charge corrélatif au salaire pour le rétribuer. Une taxe au taux de 40 % saurait de ce fait financer une charge de 850 milliards d’euros. Ce moyen, revenu universel et une charge proportionnel, maintiendrait, suivant ses fondateurs, un standing de vie minimal à chaque Français également en l’invitant à travailler encore plus que dans le fonctionnement en vigueur. Aussi, chaque euro additionnel obtenu par son effort lui rapporterait 0.65 euros après impôt alors que, maintenant, il prend en net uniquement 0,40 € généralement, parce qu’il observe amoindrir ses contributions sociales et empirer ses niveaux d’impôts et cotisations sociales. Pour ces fonctionnaires, ce revenu d’existence intervertirait un grand nombre des prestations sociales et des tâches publiques dont l’emploi est individualisable. Tout Français acquerrait le minimum primordial pour vivre, l’enrichirait par une occupation professionnelle, le consommerait pour des biens et services de son choix et prémunierait librement contre les risques, particulièrement les courants risques de maladie. Le cumul des provisions sociales arrivant pratiquement 850 milliards d’euros, le revenu universel n’alourdirait de ce fait pas les charges sociales et pourrait être versé sans amplifier les impôts obligatoires. Il faudrait néanmoins modifier quelques-uns d’entre eux, surtout les cotisations, par une constribution sociale généralisée à 38 %. La nation cesserait d’ agir afin de délivrer des prescriptions aux français. Les implications de l’organisation d’un revenu d’existence sur l’efficience des acteurs économiques, l’attractivité du territoire, la participation et l’activité, ou davantage la fraude fiscale et administrative, deviendraient incroyables. Ce n’est clairement pas la vision de Mr Benoit Hamon, qui n’a pas affirmé la fin de services de l’Etat. On peut simplement concevoir que le salaire d’existence commuterait les seuils sociaux (autour de 28 milliards €) et les prestations familiales (10 Mds euros), tout descendant y donnant droit, cependant ces diminution de charges ne supplanteraient pas la réalité du problème : il faudrait alourdir les prélèvements obligatoires d’environ 545 Mds euros, donc de 54 %. Les conséquences de l’établissement d’un revenu universel sur la compétitivité des acteurs économiques, la séduction du lieu, l’engagement et l’emploi, ou aussi la fraude à l’impôt et administrative, seraient désastreuses.