Archives mensuelles : février 2016

Le vice-président de Facebook en Amérique latine arrêté au Brésil

Le Monde | 01.03.2016 à 17h13 • Mis à jour le01.03.2016 à 17h29

Les icônes de Facebook et de WhatsApp.

Diego Dzodan, le vice-président de Facebook pour l’Amérique latine, a été arrêté ce mardi à l’aéroport de Sao Paulo par la police fédérale brésilienne, « pour le refus répété [de Facebook] de se conformer aux ordonnances judiciaires des enquêtes confidentielles concernant le crime organisé et le trafic de drogue  ».

Selon les informations de la presse brésilienne, les demandes de la justice brésilienne concernaient l’accès à des messages WhatsApp, la populaire application de messagerie instantanée propriété de Facebook. La justice brésilienne n’a pas donné de précisisons supplémentaires, expliquant que les détails de la procédure concernaient des enquêtes confidentielles et qu’elles ne s’exprimeraient pas davantage sur le sujet.

Blocage de WhatsApp en décembre

Mi-décembre, WhatsApp avait déjà été bloqué dans l’ensemble du pays, à la demande d’un juge qui affirmait que la société avait refusé de lui transmettre des informations dans le cadre d’une enquête. « La décision a été émise dans le cadre d’une procédure criminelle couverte par le secret de l’instruction. Elle est due au fait que WhatsApp n’a pas répondu à une demande de la justice le 23 juillet. Demande réitérée le 7 août », avait dit dans un communiqué la justice de l’Etat de Sao Paulo.

Le blocage de l’application, très utilisée, avait provoqué la colère des utilisateurs. A l’époque, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, avait estimé qu’il s’agissait d’un « jour triste pour le Brésil ». « Je suis abasourdi de voir que nos efforts pour protéger les données privées des individus aboutissent à une décision si extrême, prise par une seule juge, qui punit tous les utilisateurs de WhatsApp au Brésil». Là encore, aucun détail n’avait été donné par la justice sur les données demandées ou l’enquête en cours. Facebook avait finalement eu gain de cause en appel, et le blocage de l’application avait été levé après quelques heures.

Ce bras de fer entre WhatsApp et la justice brésilienne intervient dans un contexte tendu, sur fond de lobbying économique des opérateurs téléphoniques : ces derniers dénoncent depuis des mois la concurrence, indue selon eux, que représente l’application, qui permet de téléphoner gratuitement par VOIP lorsque l’utilisateur est connecté à Internet. Le Parlement brésilien est actuellement dirigé par un ancien lobbyiste de l’industrie des télécoms, Eduardo Cunha, qui envisage de mettre en place une série de mesures facilitant la surveillance des internautes et la censure sur les réseaux sociaux.

Lire aussi : WhatsApp bloqué plusieurs heures au Brésil

Ouverture de la saison de nage avec les dauphins

Je dois avouer que j’ai un peu hésité à parler ici de ma dernière expérience, peu désireux que j’étais que des défenseurs de la nature me tombent sur le paletot. Mais j’ai décidé de ne pas me soucier du qu’en-dira-t-on : bref, tout récemment, j’ai nagé avec des dauphins à Nice. Je n’intéresse pas ici à la question du faut-y ou faut-y pas. J’ai essayé, voilà tout. Et je pense que je n’oublierai pas de sitôt ce moment magique où j’ai caressé le dos de l’un d’eux : sa peau était toute lisse (car un dauphin se desquame en permanence et renouvelle sa peau). Je pourrais vous raconter cette aventure par le menu, mais j’aimerais plutôt vous raconter ce que j’y ai appris sur le dauphin. S’il y a bien une chose universelle, c’est bien celle-ci : tout le monde apprécie les dauphins. Il n’y a guère que Lovecraft qui ne les aimait pas, mais en même temps, il n’aimait pas grand-monde. Les dauphins, avec leurs cabrioles et leurs sourires, sont un peu l’image même du bonheur. Mais dans les faits, comme souvent d’ailleurs, il se trouve que la réalité est un peu plus complexe. Il ne faut pas se laisser enjôler par leur air inoffensif : une fois qu’on est dans l’eau avec eux, on prend conscience qu’ils pèsent au bas mot 300 kg et sont capables de tuer un grand requin blanc avec leur museau ! Le coup de nageoire involontaire que j’ai reçu pendant la baignade m’a d’ailleurs laissé une belle marque pendant plusieurs jours ! Mais surtout, le dauphin est loin d’être le doux Flipper qu’on nous a vendu dans la série éponyme. En fait, ils sont même un peu psychopathes sur les bords. Les dauphins font en effet partie des rares mammifères à séquestrer et perpétrer le viol collectif ! Des gangs de dauphins mâles forment des alliances pour bloquer une femelle dans un coin, la mordre pour l’affaiblir, puis lui passer dessus les uns derrière les autres ! Charmant, n’est-ce pas ? Je vous mets le lien vers le prestataire avec lequel j’ai nagé avec des dauphins à Nice, si l’expérience vous tente. Suivez le lien pour plus d’information et vous aussi, nager avec les dauphins.

dauphins

« Non au gaz de schiste ni aujourd’hui, ni demain » : des milliers de personnes défilent dans le Gard

Le Monde | 28.02.2016 à 19h29 • Mis à jour le28.02.2016 à 19h41

La mobilisation fait suite à une décision de justice qui a validé un permis de recherches de gaz de schiste à la demande de Total.

Entre 7 000 et 15 000 personnes ont manifesté, dimanche 28 février à Barjac dans le Gard, pour demander que toute exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels, c’est-à-dire du gaz de schiste, soit interdite.

Dans cette région, centre historique de la résistance à l’exploitation du gaz de schiste, des élus locaux ont défilé aux côtés des organisateurs et d’ONG, comme Attac, Greenpeace ou la Confédération paysanne. Sur la bannière commune était écrit :

« Non au gaz de schiste, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain ».

« Si le gouvernement veut légiférer, il faut qu’il le fasse tout de suite »

Les manifestants reprochent au gouvernement de ne pas assez avoir réagi après une décision de justicequi a validé un permis de recherches de gaz de schiste dans la Drôme, à la demande de Total. Une loi de 2011 interdit le recours à la fracturation hydraulique en France, mais pas la « recherche ».

Pour Paul Reynard, l’un des porte-parole des collectifs anti-gaz de schiste, « cette décision a vraiment mis en colère les gens. Ca a beaucoup élargi notre mouvement »

« La ministre de l’écologie Ségolène Royal n’a cessé de nous faire des promesses non tenues, comme tous ses prédécesseurs. On en a assez, si le gouvernement socialiste veut légiférer, il faut qu’il le fasse tout de suite ».

Le ministère a dit à plusieurs reprises « sa détermination à faire respecter strictement l’interdiction de la fracturation hydraulique dans un objectif de protection de l’environnement et de la santé ». Mme Royal a promis « qu’il n’y aura plus de permis pour rechercher les gaz de schiste et le nouveau code minier, qui est en cours de réforme, intégrera cette interdiction ».

Pas assez pour rassurer les manifestants, qui exigent que les 133 demandes de permis en cours d’instructions soient rejetées et que les permis accordés soient abrogés. « Nous demandons au gouvernement d’avoir le courage politique d’interdire clairement et totalement le gaz de schiste », a résumé M. Reynard.


Lire aussi : Gaz de schiste, feu de paille ?

De moins en moins nombreux, les agriculteurs perdent leurs repères

Eclairage

Le choc principal ressenti par les agriculteurs est d’être devenus une minorité, même dans les espaces ruraux où ils continuent pourtant à être un des maillons essentiel du tissu social. Le peu d’installations de jeunes agriculteurs, ainsi qu’une pyramide des âges vieillissante fait craindre une nouvelle baisse du nombre d’exploitations qui sont environ 450 000 aujourd’hui et pourraient n’être que 350 000 à l’horizon 2020.

Entretien avec François Purseigle.

LE MONDE

La Banque postale veut profiter de la crise

Qu’il est doux de ne pas être coté lorsque les marchés sont secoués. Cette morale a vraisemblablement inspiré Rémy Weber, président du directoire de la Banque postale, qui a présenté les résultats annuels du groupe jeudi 25 février. Le sourire aux lèvres, M. Weber s’est permis une litote : « Par les temps qui courent, de volatilité des marchés, être une banque publique non cotée, c’est… pas mal. C’est pas mal ! » Puis, après un silence : « je me garderai bien de mentionner la valorisation boursière de mes confrères. »

Lire aussi : En forme, les banques françaises craignent 2016

S’il s’est bien gardé de la mentionner, c’est que la valorisation des banques françaises cotées sur le CAC 40 est très chahutée depuis le début d’année. Ce sont en fait les banques européennes dans leur ensemble qui ont été attaquées sur les marchés financiers, très volatiles. Dans un contexte de nervosité lié au ralentissement de la croissance mondiale, les investisseurs se sont inquiétés de l’exposition des banques au pétrole, de leur portefeuille de créances douteuses et de leur capacité à dégager de la rentabilité.

« Surprudence »

La Banque postale, elle, est peu exposée à ces turbulences internationales. Elle réalise 90 % de son activité sur la banque de détail française pour les particuliers. Certes, l’environnement n’y est pas favorable non plus, avec le prolongement de la baisse des taux et l’augmentation des contraintes réglementaires, qui rognent les marges. A ce sujet, M. Weber a jugé qu’« en ce moment, le balancier [allait] un peu trop loin dans le sens de la sur-prudence. Les banques sont faites pour financer l’économie, pas pour accumuler des fonds propres et des liquidités dont elles ne savent que faire. (…) Le but n’est pas de placer [ces dernières] à taux négatif. »

Lire aussi : Société générale : l’action plonge en Bourse

Aussi le dirigeant s’est-il félicité de présenter, malgré ces contraintes, « les meilleurs résultats de la Banque postale depuis sa création ». Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d’affaires, a progressé de 1,3 %, à 5,7 milliards d’euros. Le résultat net a augmenté de 4,4 %, à 707 millions d’euros.

Un « côté rassurant » en période de crise

Mais M. Weber n’en est pas resté là. La Banque postale est moins présente que ses concurrentes sur des marchés prometteurs, comme la clientèle professionnelle et la banque privée ? Qu’à cela ne tienne, elle peut en tirer plus de croissance. « Nous avons un champ de progrès que d’autres n’ont plus, dans un environnement surbancarisé, a-t-il estimé. C’est une perspective très encourageante d’aller chercher de la croissance [là où] nous sommes des outsiders, avec des parts de marché très basses. Nous sommes les seuls à n’avoir saturé aucun marché. »

Sur le secteur des entreprises, l’établissement a presque multiplié par deux sa production de crédits en 2015, à 5,3 milliards d’euros. Quant à sa filiale patrimoniale, elle compte désormais 587 000 clients, en hausse de 3,3 % en 2015, grâce à « l’installation d’espaces banque privée dans les bureaux de poste qui le méritent », a précisé le dirigeant. Pour convaincre les clients aisés, la filiale bancaire du groupe La Poste compte sur son « côté rassurant » en période de crise, rappelant « l’afflux massif de nouveaux clients, essentiellement patrimoniaux » en 2008,après la faillite de Lehman Brothers.

Morale de l’histoire : « on retourne toujours vers la sphère publique quand on est dans le doute », a conclu le magnanime M. Weber. Pour la Banque postale, assure-t-il, le verre ne sera pas à moitié vide en 2016, mais bien à moitié plein.

Moteurs truqués : nouvelle plainte aux Etats-Unis contre Volkswagen

Le Monde | 25.02.2016 à 01h14 • Mis à jour le25.02.2016 à 01h46

Une « class action » déposées à San Francisco vient s’ajouter aux poursuites déjà engagées contre le constructeur allemand.

Près de 200 plaignants issus de 50 États américains ont déposé une plainte collective contre Volkswagen dans le cadre du scandale des moteurs truqués équipant ses voitures diesel.

« Volkswagen a triché depuis le sommet de la chaîne alimentaire automobile et n’a épargné aucune victime en chemin, visant ses clients, les régulateurs américains et étrangers et même l’air que l’on respire », indique cette class action déposée en début de semaine devant un tribunal de San Francisco, en Californie.

Cette procédure vient s’ajouter aux poursuites déjà engagées par les autorités américaines contre le constructeur allemand pour avoir installé sur environ 600 000 voitures aux États-Unis des logiciels faussant le résultat des tests antipollution. Volkswagen encourt plusieurs dizaines de milliards de dollars d’amende.

Lire aussi : Normes européennes et marchandages opaques : les dessous du scandale Volkswagen

« C’est un des délits les plus flagrants commis par une entreprise dans l’Histoire, un récit édifiant sur le fait de vouloirgagner à tout prix », indiquent 174 propriétaires de Volkswagen dans leur plainte, rappelant que le constructeur avait joué sur la carte des véhicules propres pour doper ses ventes.

Le groupe allemand a, selon la plainte, utilisé ses clients comme des « pantins » dans une supercherie qui a compromis « la santé des Américains ».

Les plaignants ne fixent pas le montant des réparations qu’ils réclament mais exigent notamment un programme de rachat des véhicules ainsi que des dommages et intérêts « significatifs ».

Volkswagen a soumis un plan de rappel aux autorités américaines qui l’ont pour l’heure accueilli fraîchement.

Des concessionnaires automobiles ont également déposé plainte contre Volkswagen devant le même tribunal californien estimant ne pas pouvoir revendre les véhicules incriminés ou avoir subi une concurrence déloyale ayant affecté d’autres marques automobiles.

Volkswagen a, au total, avoué avoir équipé 11 millions de ses voitures de logiciels truqueurs à travers le monde.

Lire aussi : Pollution automobile : Bruxelles veut durcir les règles

Pour la première fois depuis 2009, la livre britannique tombe au-dessous de 1,40 dollar

Le Monde | 24.02.2016 à 02h54

La livre britannique est tombée le 24 février au-dessous de 1,40 dollar dans les échanges matinaux en Asie, pour la première fois depuis mars 2009.

Pour la première fois depuis 7 ans, la livre britannique est tombée mercredi 24 février au-dessous de 1,40 dollar dans les échanges matinaux en Asie. Vers 9 heures, à Tokyo (1 heure à Paris), elle a ainsi atteint 1,3987 dollar, touchant un nouveau plus bas depuis mars 2009, avant de remonter légèrement. Deux heures plus tôt, elle était affichée à 1,4022 dollar.

Face à la monnaie unique, la livre britannique était également sous pression, s’affichant à 78,809 pence pour un euro. Elle avait entamé sa descente lundi après le ralliement du maire de Londres Boris Johnson aux partisans de la sortie du Royaume-uni de l’Union européenne, une perspective redoutée par les milieux d’affaires.

Lire aussi : La livre sterling chute face à la peur d’un « Brexit »

Une myriade de grands patrons ont pointé dans une lettre collective les dangers d’un tel scénario. « Quitter l’UE découragerait l’investissement, menacerait l’emploi et mettrait en danger l’économie », estiment les 200 signataires, parmi lesquels figurent 36 présidents ou directeurs généraux des 100 plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Londres.

Rappel massif en France de barres chocolatées Mars, Snickers, et de bonbons Celebrations

Mars Inc. est un géant américain de l’agroalimentaire, non coté, connu pour ses barres chocolatées mais qui fabrique aussi d’autres produits, entre autres du riz, des pâtes et de la nourriture pour animaux.

Le géant du chocolat Mars a ordonné, mardi 23 février, un gigantesque rappel de barres chocolatées en France, notamment de marques Mars et Snickers ainsi que certains bonbons Celebrations. Une annonce faite après qu’un consommateur a trouvé « un petit bout de plastique » dans un produit du groupe.

En France, le rappel concerne :

  • des barres Mars dont la date limite de consommation (DLC) est comprise entre le 4 septembre et le 16 octobre 2016
  • des Snickers (DLC entre le 3 juillet et le 21 août 2016)
  • des paquets de miniatures Mix tubo (DLC entre le 10 juillet et le 11 septembre 2016)
  • des bonbons Celebrations (DLC entre le 19 juin et le 21 août 2016)

Il est conseillé aux consommateurs ayant acheté l’un de ces produits de « ne pas le consommer » et de contacter le service consommateur par téléphone ou internet. Le site de la société n’était toutefois pas accessible mardi à la mi-journée.

Selon le groupe, « il s’agit d’un incident isolé et strictement délimité, ne concernant que les produits mentionnés ci-dessus. Aucun autre format, référence ou variété de barres chocolatées n’est concerné par ce rappel ». Mars Chocolat France « déplore la gêne occasionnée pour les consommateurs de ses barres chocolatées qui pourraient être concernés par ce rappel ».

Sept pays concernés

La démarche ne se limite pas à la France : le rappel a également été décidé en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Belgique, en Italie et en Espagne, mais avec des références différentes selon les pays.

En Allemagne, le rappel concerne ainsi toutes les barres Mars et Snickers, ainsi que les Milky Way Mini et les Miniatures des bonbons Celebrations dont la date de péremption est comprise entre le 19 juin 2016 et le 8 janvier 2017, selon un communiqué de Mars Allemagne.

« Nous voulons éviter que les clients qui ont acheté un de ces produits ne le consomment, déclare Mars Allemagne. Nous avons délibérément choisi une plage de production très longue pour nous assurer que tous les produits potentiellement concernés seront rappelés. »

Déjà un rappel lors de l’été 2014

En août 2014, déjà, le groupe Mars avait effectué un rappel massif, qui concernait lui des boissons : Mars Milk, Snickers Shake, Milky Way Milk et Bounty Drink. La raison était la « possible présence d’une bactérie connue sous le nom de bacillus Subtilis ».

Mars Inc. est un géant américain de l’agroalimentaire, non coté, connu pour ses barres chocolatées mais qui fabrique aussi d’autres produits agroalimentaires, entre autres du riz, des pâtes et de la nourriture pour animaux. L’usine allemande du groupe à Viersen (Ouest) produit chaque jour quelque 10 millions de barres chocolatées de différentes marques.

La Chine va fermer plus de 1 000 mines de charbon

Le Monde | 22.02.2016 à 11h55

Des centrales au charbon situées à proximité de maisons à Shijiazhuang, dans la province de Hebei (Chine), le 28 janvier 2015.

La Chine compte fermer plus d’un millier de mines de charbon cette année. Dans un communiqué publié lundi, l’Administration nationale de l’énergie, qui régule le secteur, explique que ces fermetures s’inscrivent dans son plan dévoilé le 5 février et visant à limiter la surproduction du secteur.

Les mines condamnées ont une capacité de production cumulée de 60 millions de tonnes. L’objectif est de supprimer quelque 500 millions de tonnes de capacités de production de charbon dans les trois à cinq ans à venir.

 

Pollution meurtrière

La combustion du charbon est le plus grand contributeur de la mauvaise qualité de l’air. Cette énergie fossile est responsable de la mort de 366 000 Chinois par an, selon Qiao Ma, une chercheuse de la faculté de l’environnement à l’université Tsinghua à Pékin.

Le pays estime qu’il consommera 3,96 milliards de tonnes de charbon cette année, ce qui permettrait déjà de réduire la part de cette source à 62,6 % de son mix énergétique à la fin de 2016, contre 64,4 % à l’heure actuelle. L’administration chinoise de l’énergie a annoncé le 29 décembre un moratoire sur l’ouverture de nouvelles mines de charbon jusqu’en 2019.

Lire aussi : Chine : l’alerte rouge de pollution de l’air, dilemme des officiels

Réforme du code du travail : Hollande préfèrerait éviter un recours au 49-3

La réforme du code du travail sera présentée le 9 mars au conseil des ministres.

Jean-Marc Ayrault, Marisol Touraine et Ségolène Royal. Ce sont trois ministres qui ont chacun à leur tour, dimanche 21 février, rejeté d’une même voix la perspective d’un passage en force sur la réforme du code du travail. Moins inflexible dans ses propos, François Hollande a lui aussi dit préférer une option autre que le recours à la procédure du 49-3 pour faireadopter le texte.

« Le mieux » serait de « trouver une majorité » pour adopter la réforme du droit du travail, a indiqué dimanche le président depuis l’avion qui le conduisait en Polynésie. « Cette majorité sera à trouver dans la discussion, dans le débat mais il ne faut pas que le texte soit dénaturé et il faut qu’on reste sur la philosophie telle que je l’ai définie moi-même », a-t-il ajouté.

Lire aussi : Temps de travail, licenciement, prud’hommes : ce que contient le projet de loi d’El Khomri

« Convaincre »

Ces propos ont été suscité par les déclarations ambiguës de Myriam El Khomri, ministre du travail, sur la réforme qu’elle porte. Interrogée mercredi par Les Echos, elle avait affirmé que le gouvernement assumerait « ses responsabilités » au cas où il n’arriverait pas à mobiliser sa majorité à l’Assemblée nationale sur le texte, un avertissement interprété comme une menace de recourir à la procédure du 49.3 – qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote, au risque de se voiropposer une motion de défiance.

Un scénario « regrettable » selon la ministre de l’environnement, Ségolène Royal. « On ne réforme pas bien un pays avec des tensions (…) On réforme un pays avec détermination, on réforme un pays avec imagination (…) en secouant les tabous (…), les lobbies de toute nature (…), les conservatismes », a-t-elle affirmé, interrogée au « Grand Rendez-vous » Europe 1-Le Monde-iTélé. La ministre n’a toutefois pas exclu que le propos de sa collègue ait été mal interprété. « Il faut faire attention à tous les raccourcis, toutes les caricatures. Jamais dans son interview la ministre du travail ne dit qu’elle recourra au 49.3. Elle dit : Nous prendrons nos responsabilités », explique Ségolène Royal. « Donc je pense que cette polémique-là doit maintenant cesser. »

French Labour minister Myriam El Khomri speaks during a session of questions to the Government at the French National Assembly in Paris on February 17, 2016. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

Interrogé sur le même thème sur RTL, Marisol Touraine, ministre de la santé, a elle aussi écarté le scénario du passage en force. « Cette loi El Khomri doit rassembler une majorité, le débat parlementaire doit jouer son rôle », a-t-elle affirmé, souhaitant « convaincre » avec ce texte déjà polémique. La ministre dite « sensible à ce que dit Laurent Berger qui pense qu’un autre équilibre peut être construit » lors du processus parlementaire. Le numéro un de la CFDT avait critiqué vendredi un projet« déséquilibré entre la flexibilité et la sécurité ».

Selon @MarisolTouraine, « cette loi El Khomri doit rassembler une majorité, le débat parlementaire doit jouer son rôle » #LeGrandJury

— LeGrandJury (@Le Grand Jury)

La gauche vent debout

Le gouvernement s’est en effet déjà aliéné une partie de sa majorité avec le projet présenté dans la semaine. Dans un entretien au Journal du dimanche, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialisteévoque un texte à « réécrire » et à « rééquilibrer ». Dans un communiqué publié samedi, Europe Ecologie-Les Verts s’indigne contre une réforme qui « contient de nombreuses atteintes aux droits des salariés, renverse la hiérarchie des normes et ainsi instaure un code, non pas simplifié, mais dangereusement libéralisé »

Lire aussi : Une réforme du droit du travail qui enflamme la majorité

Autant d’oppositions qui doivent, selon Jean-Marc Ayrault, ministres des affaires étrangèresinvité du 12/13 de France 3, encourager à privilégier« le dialogue (…) avec les organisations sociales et patronales mais aussi avec le Parlement et la majorité parlementa pour faire en sorte que le texte qui sortira soit un texte équilibré ». « L’objectif d’une réforme qui marche c’est un accord qui soit le meilleur possible ; je suis confiant que ce sera la méthode qui soit suivie et je le souhaite », a-t-il ajouté, rappelant que la version actuelle du texte n’était pas définitive et ne serait actée qu’au 9 mars, jour où elle sera présentée en conseil des ministres.

Lire aussi : Droit du travail : une réforme directement inspirée de propositions du Medef et de la droite