Archives mensuelles : juillet 2017

Strasbourg, l’Europe et la techno

Au village, sans prétention, la marque a mauvaise réputation. Récemment, j’ai assisté à un colloque à Strasbourg où la question du social networking a été évoquée à plusieurs reprises. Il est souvent malaisé pour une marque de protéger son image, dès lors qu’un internaute devient agressif à son égard et « s’enflamme » sur les réseaux sociaux, mais il apparaît aujourd’hui qu’il suffit en fait le plus souvent d’être capable de communiquer et de suivre certaines règles pour juguler le mauvais buzz. Les propos des internautes ne doivent tout d’abord en aucun cas être effacés, y compris les réactions négatives. La censure de l’internaute ne conduit en définitive qu’à une chose : rendre le plaignant encore plus combatif et l’aider à fédérer la communauté derrière lui (les internautes ayant horreur de la censure). Le plus probable, lorsqu’une marque censure un internaute, c’est qu’elle va déclencher une réaction qui va se répandre comme une traînée de poudre. Ainsi, la seule réponse pertinente à faire aux reproches d’un internaute reste le dialogue. Et dans cette optique, il ne faut pas négliger les bienfaits de l’entretien personnel. Le fait d’établir des dialogues privés avec l’individu ont un avantage non négligeable : affaiblir le plaignant, étant donné qu’il est privé de son public qui n’est plus là pour le soutenir. Isoler le contact est ainsi un moyen efficace de résoudre les démêlés avant qu’ils ne prennent (bien inutilement) de l’ampleur. La réaction de la marque se doit enfin d’être affable en toutes circonstances, mais elle doit surtout amener à trouver une solution au différend. Même si la marque a tendance à l’oublier, Il s’agit bien d’une relation commerciale et la marque se doit non seulement de bien s’expliquer mais aussi d’être au service du client. Le web social est un lieu de dialogue, et c’est là que se forge désormais pour une part l’image de marque. Si les procédés que j’ai décrits sont a priori une évidence, je constate sans cesse que des marques n’ont pas su régler convenablement une attaque sur le web. C’est un peu ce qu’a démontré ce colloque: toutes les marques prétendent connaître ces règles de base, mais très peu les respectent cependant. La plupart du temps, les services de community management sont complètement isolés du service commercial, et n’ont aucun pouvoir d’action concret. Et ce n’est pas avec ces cloisonnements que la marque apprendra à avoir moins mauvaise réputation… Davantage d’information sur ce séminaire entreprise à Strasbourg en cliquant sur le site web de l’organisateur.

Un bitcoin russe

Prédisant la disparition de la monnaie traditionnelle au profit de son analogue électronique, un député russe propose à la Banque centrale du pays de mettre en place une monnaie cryptographique nationale. Si les crypto-monnaies sont à ce jour interdites en Russie, rien ne doit empêcher le pays de suivre le progrès économique, estime le député Vladimir Petrov, qui propose de lancer un «bitcoin russe». Cette initiative a été détaillée dans une demande qu’il a adressée à la Banque centrale et au Centre russe de recherche et développement Skolkovo. «Au cours des deux dernières années, l’économie mondiale a subi d’importantes mutations. Des monnaies cryptographiques qui étaient initialement considérées comme une rareté ont fini par trouver leur place au sein du système financier», explique-t-il dans un communiqué diffusé par son service de presse. «Elles (les crypto-monnaies, ndlr) sont devenues aussi populaires que mêmes les personnes ordinaires, qui sont loin des marchés financiers et des bourses, ont commencé à utiliser la monnaie cryptographique dans leur vie de tous les jours», poursuit le député. Dans le même temps, M. Petrov note que la législation russe reste floue par rapport au statut de la monnaie cryptographique. «L’émission des substituts monétaires est interdite en Russie, mais la loi n’établit pourtant pas de responsabilités pour ce genre d’activité», observe-t-il. Dans cette optique, le député estime que la Banque centrale pourrait définir le statut légal de la monnaie cryptographique russe tandis que le Centre russe de recherche et développement Skolkovo serait en mesure d’élaborer les algorithmes nécessaires pour la mise en place de cette dernière. «Tout comme les billets de banque ont autrefois remplacé les pièces d’or, les cybermonnaies viendront remplacer l’argent sous sa forme habituelle», a-t-il résumé, avant d’ajouter: «Notre pays ne doit pas rester en marge du progrès financier, nous devons être capables de mettre en place une infrastructure valable pour assurer le lancement du bitcoin russe.»