Archives mensuelles : avril 2019

Un séminaire de Moai

Les insulaires ont eu le temps de développer une caste de prêtres avec des rituels et de sculpter leur spectaculaire moai en pierre, datant de 1200, qui seraient des représentations de chefs tribaux ancestraux. À leurs côtés, de petites sculptures en bois dur, Moai Kavakava. Ces sculptures complexes en bois dur avec des yeux en obsidienne sont maintenant datées de 1200 à 1600 et semblent entretenir une relation étroite avec le plus grand moaï. Émaciées, avec des côtes visibles, ces petites statues représentaient la famine et la carence en minéraux. Cependant, cela a été réfuté et la forme a été définie pour être une convention culturelle et artistique.  On croyait que le mana ou énergie spirituelle se transmettait à travers le moai qui, avec le temps, devenait de plus en plus grand. Chacune était taillée dans une seule pièce de cendre volcanique solidifiée, transportée sur la côte et érigée sur son ahu ou plate-forme. Plus de 1000 moai ont été découverts, la plupart orientés vers l’intérieur des terres, de plus de 6 mètres de hauteur et pesant en moyenne 20 tonnes. Un inachevé La statue mesure 21 mètres et pèse 274 tonnes.   Beaucoup de moai avaient des nœuds en pierre rouge (le rouge était une couleur sacrée) d’une carrière unique et étaient activés en ayant les yeux «ouverts». Les yeux étaient en corail avec des pupilles en obsidienne noires. Des outils de basalte ont été utilisés pour la sculpture. De nombreux moai sont également sculptés avec des motifs religieux et claniques stylisés. Les anciennes gravures rupestres de l’île de Pâques sont les plus belles d’Océanie et témoignent d’une tradition pleinement développée de conception complexe, beaucoup plus élaborée et diversifiée qu’aucun autre en Polynésie.   La pierre du moai n’a été trouvée que dans une partie de l’île (le cratère de Rano Raraku) et la scorie rouge des topknots avait également une source unique (Puna Pau, un autre volcan éteint), de sorte que 10 tribus vivaient sur l’île, leur société devait être fortement collaborative plutôt que compétitive pour partager les ressources et sculpter ces figures de plus en plus grandes au fil des siècles.   Il existe différentes théories sur le logistique complexe de déplacer ces énormes statues. Les traditions orales disent que les statues ont «marché» jusqu’à leurs positions. Les professeurs Terry Hunt et Carl Lipo, qui ont mené une grande partie des recherches anthropologiques sur Rapa Nui, ont testé cette théorie et ont constaté que, debout, les moai étaient si bien équilibrés qu’ils pouvaient attacher des cordes autour de la tête et, avec quelques hommes de chaque côté, marchez-les environ 100 m en 40 minutes. Pour plus d’informations, allez sur le site de l’organisation du séminaire et retrouvez toutes les infos.

La bande du Bellota

Mais il y a quelques années, ils étaient membres de « la bande du Bellota-Bellota », raconte Le Monde. Pendant le quinquennat de François Hollande, ces « ambitieux lieutenants de la droite », comme les désigne le quotidien, se retrouvaient régulièrement au Bellota-Bellota, un restaurant de charcuterie ibérique du 7e arrondissement de Paris. Après l’élection d’Emmanuel Macron, ils ont tous rallié, ou du moins soutenu le nouveau président « ni de droite ni de gauche ». Autour de la table, on trouvait aussi Thierry Solère, chef de file des « constructifs » à l’Assemblée. La campagne électorale de 2017 ouvre un nouveau chapitre dans sa carrière. Face aux affaires qui rattrapent François Fillon, Franck Riester quitte la campagne LR et demande « solennellement » à l’ancien Premier ministre de se retirer de la course à l’Elysée. Entre les deux tours de la présidentielle, il se démarque de la position de son parti, jugeant « irresponsable et dangereux de cautionner le vote blanc », et appelle à voter Macron. Franck Riester se rabat sur la coprésidence du groupe UDI-Constructifs, soutien de la majorité, avant de créer un parti, Agir, avec d’anciens juppéistes. La formation se veut « de droite, libérale, sociale, pro-européenne, réformiste et humaniste », face à la ligne de Laurent Wauquiez jugée « identitaire, eurosceptique, ultraconservatrice ». Lui insiste sur son envie de « servir la France, pas un clan ». Au Palais Bourbon, Franck Riester s’est déjà frotté aux dossiers qu’il aura à traiter dans son ministère. Il s’y est fait remarquer comme coprésident du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias et secrétaire de la commission des affaires culturelles. Il y a surtout été rapporteur, en 2009, des deux projets de loi Hadopi. Entre 2009 et fin 2015, il a également siégé au collège de la Haute Autorité. Sa nomination au ministère de la Culture est, aux yeux du Monde, « une reconnaissance pour le travail de longue date qu’il a mené sur les dossiers culturels ».