La bande du Bellota

Mais il y a quelques années, ils étaient membres de « la bande du Bellota-Bellota », raconte Le Monde. Pendant le quinquennat de François Hollande, ces « ambitieux lieutenants de la droite », comme les désigne le quotidien, se retrouvaient régulièrement au Bellota-Bellota, un restaurant de charcuterie ibérique du 7e arrondissement de Paris. Après l’élection d’Emmanuel Macron, ils ont tous rallié, ou du moins soutenu le nouveau président « ni de droite ni de gauche ». Autour de la table, on trouvait aussi Thierry Solère, chef de file des « constructifs » à l’Assemblée. La campagne électorale de 2017 ouvre un nouveau chapitre dans sa carrière. Face aux affaires qui rattrapent François Fillon, Franck Riester quitte la campagne LR et demande « solennellement » à l’ancien Premier ministre de se retirer de la course à l’Elysée. Entre les deux tours de la présidentielle, il se démarque de la position de son parti, jugeant « irresponsable et dangereux de cautionner le vote blanc », et appelle à voter Macron. Franck Riester se rabat sur la coprésidence du groupe UDI-Constructifs, soutien de la majorité, avant de créer un parti, Agir, avec d’anciens juppéistes. La formation se veut « de droite, libérale, sociale, pro-européenne, réformiste et humaniste », face à la ligne de Laurent Wauquiez jugée « identitaire, eurosceptique, ultraconservatrice ». Lui insiste sur son envie de « servir la France, pas un clan ». Au Palais Bourbon, Franck Riester s’est déjà frotté aux dossiers qu’il aura à traiter dans son ministère. Il s’y est fait remarquer comme coprésident du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias et secrétaire de la commission des affaires culturelles. Il y a surtout été rapporteur, en 2009, des deux projets de loi Hadopi. Entre 2009 et fin 2015, il a également siégé au collège de la Haute Autorité. Sa nomination au ministère de la Culture est, aux yeux du Monde, « une reconnaissance pour le travail de longue date qu’il a mené sur les dossiers culturels ».