Les Jaunes sont ils Putschistes ?

Un Gilet Jaune répond à Griveaux : «Je suis un putschiste moi ? Un Gilet Jaune répond à Griveaux : «Je suis un putschiste moi ? Jérôme Rodriguez (Gilet Jaune) répond à Benjamin Griveaux qui a qualifié dans un tweet les manifestants de “lâches, racistes, antisémites et putschistes” : «Ca me désole de voir des hommes politiques qui se permettent de traiter les Français comme ça. Ça veut dire quoi ? Que je suis un putschiste moi ? Je suis un raciste ? M. Griveaux, je défends mes droits. Ça suffit ce genre de petite phrase, car si moi je me permettais de l’insulter comme moi je me sens insulté par son tweet, on vient me chercher chez moi en garde à vue ! À un moment donné, il faut peut-être que ces gens-là mesurent un peu leurs paroles parce qu’aujourd’hui, on a besoin qu’à défaut d’avoir des tweets comme ça, des politiques s’excusent pour le mal qu’ils ont fait aux Français ! Avec un tweet comme ça, il croit qu’il va arranger les choses ce monsieur ? Il croit que les choses vont s’améliorer ? Jérôme Rodriguez (Gilet Jaune) conteste les chiffres de mobilisation de l’Acte VI communiqués par le Ministère de l’Intérieur : «Je vous le dis, le mouvement ne s’essouffle pas. Il faut arrêter de se moquer du monde.  Je ne suis pas ambitieux, car je ne suis jamais dans le coup d’après. Pensait-il déjà au prochain « cliquet » à atteindre ? 2017, même si Paris Match évoquait déjà un intérêt pour le ministère de l’Intérieur. Le fait que la tête de liste dans les Bouches-du-Rhône ait été attribuée à l’ex-député Jean-David Ciot lui reste en travers de la gorge. Le point de non-retour est atteint au soir du premier tour. C’est quelques mois après ce coup dur qu’il choisit définitivement de rallier Emmanuel Macron, dont il était déjà proche. Et qu’il devient adepte de la méditation, qu’il pratique depuis avant chaque intervention médiatique d’importance, parfois aidé d’une application dédiée installée sur son téléphone. Un divorce consommé avec la gauche ? Gaëlle Lenfant, conseillère municipale d’opposition (PS) à Aix-en-Provence et colistière de Christophe Castaner lors de cette campagne. Michaël Bruel, secrétaire général de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône et proche de Jean-David Ciot, prend encore moins de pincettes pour évoquer ce divorce. Selon lui, Christophe Castaner a été l’un des grands artisans du dynamitage du parti socialiste. L’intéressé jure pourtant continuer à se définir comme étant de gauche. Je ne crois pas aux totems politiques, aux marqueurs de gauche ou de droite. Patron du parti de la majorité, Christophe Castaner n’a pas eu longtemps à attendre avant de déclencher la polémique. Son maintien au poste de secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement a fait en effet grincer des dents, jusqu’au sein de LREM. Des critiques que « Casta » balaie à l’époque d’un revers de main. Lors de la passation de pouvoirs organisée mardi 16 octobre place Beauvau, il a pourtant renoncé à sa doctrine : le délégué général de La République en marche quittera ses fonctions « dans les jours qui viennent ». Revendications des « gilets jaunes » : vers un retour de l’ISF ?  C’est un soulagement pour Franck Riester. Le député (Agir) de Seine-et-Marne a été nommé, mardi 16 octobre, ministre de la culture et de la communication, en remplacement de Françoise Nyssen. Il n’est pas tous les jours gratifiant d’animer une baroque « opposition constructive » qui se trouve, selon l’humeur du moment, « ni dans l’opposition ni dans la majorité » ou « et dans l’opposition et dans la majorité ». « Ils sont alignés sur Macron », rit-on plutôt sous cape à l’UDI à propos de ces élus « constructifs » issus de LR. Franck Riester représente, avec M. Philippe, mais aussi Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu ou encore Thierry Solère, l’un des acteurs de la bande du Bellota-Bellota. Cette coterie d’ambitieux lieutenants de la droite, qui se retrouvait régulièrement pendant le quinquennat de François Hollande dans un restaurant espagnol du 7e arrondissement de Paris – le Bellota-Bellota, donc -, brûlait d’exercer le pouvoir. « J’ai senti que cela basculait quand j’ai vu Jean-François Copé suivre, à partir de 2012, la stratégie de droitisation, de “buissonisation” de Nicolas Sarkozy, raconte Franck Riester.