Ne m’en voulez pas parce que mon enfant est violent

Mon gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.     Avec mon petit gars, on traverse une période difficile. Je me rends compte qu’il est devenu un petit tyran. C’est un gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.  Il n’y a même pas besoin de le provoquer; il suffit que l’autre soit à côté de lui. Il peut le frapper à la tête, tenter de le faire tomber, et je l’ai même vu plusieurs fois plaquer un camarade au sol. Bon, d’accord, ça lui donne le profil d’un excellent joueur de rugby mais, en attendant, les petites brutes risquent de ne pas de faire beaucoup d’amis.  Quand ce type de chose arrive, je suis là pour le gronder dans la seconde. Je lui dis que ce n’est pas bien de taper, qu’il a fait de la peine à l’autre enfant, et je l’envoie passer quelques minutes au coin. Puis je lui répète qu’il ne doit pas taper les autres, et je lui dis d’aller présenter ses excuses au camarade en question.  Le problème, c’est que je n’ai pas l’impression que ça serve à quoi que ce soit. Être envoyé au coin ne lui fait rien du tout, et s’il s’excuse auprès de son petit camarade, c’est avec une telle désinvolture qu’on voit très bien qu’il s’en fiche complètement! Il n’est comme ça qu’avec les enfants de son âge, ou un peu plus grands, et il n’hésite pas à taper les tout-petits. En clair, tous ceux qui se mettent en travers de son chemin risquent gros.  Mes filles n’ont jamais frappé personne (c’était plutôt elles qui prenaient les coups). Je n’ai donc pas oublié ce que ressent un parent quand on fait du mal à son enfant. Avant, je portais toutes sortes de jugements sur les parents des enfants qui frappent les autres. Je croyais que l’enfant était probablement témoin de violences à la maison, que les parents eux-mêmes devaient user de punitions corporelles, ou même que la petite brute était juste un sale gamin. C’est vraiment dur de voir son enfant se faire taper alors qu’il joue innocemment. Je sais ce qu’on ressent dans ces cas-là.  Mais je sais aussi ce qu’on ressent dans le cas présent. Il n’y a jamais eu de violence dans notre foyer, nous n’utilisons aucune punition corporelle et notre petit gars est adorable la plupart du temps! Je vois bien l’expression des parents des enfants qu’il fait pleurer, et je suis sûre que dans certains des groupes mamans/enfants que je fréquente, il y a des femmes qui doivent me détester. Je commence même à éviter ce type de réunions. On ne m’y met plus à l’aise, je ne suis plus la bienvenue. De toute façon, je ne peux parler à personne, vu que je passe mon temps à surveiller mon fils pour éviter qu’il ne tape qui que ce soit.  Il passe trois matinées par semaine à la crèche en compagnie d’enfants de son âge et, d’après ce qu’on me dit, il est plutôt sage. Je n’ai donc pas trop peur qu’il manque de contact avec les autres. En revanche, le contact avec d’autres mamans me manque. Je me sens un peu exclue: je suis la mère du sale gosse, et je sais bien qu’on parle de moi derrière mon dos. Je n’ai pas l’habitude de ce type de situation, et ça ne me plaît pas, mais je ne sais pas comment réagir à part en évitant d’y être confrontée.  Ces deux dernières semaines, on s’est vraiment bien amusés, mon petit gars et moi. On a exploré divers endroits et passé du temps rien que tous les deux, ce qui était génial. Ce serait juste super si on pouvait aussi aller retrouver des amis de temps à autre. Je ne peux qu’espérer qu’il finira par sortir de cette mauvaise phase et qu’on pourra de nouveau fréquenter d’autres enfants et parents. En attendant, nous nous faisons des petits goûters en tête à tête!  Je tenais à écrire cet article, parce que d’autres mamans doivent se sentir tout aussi isolées que moi, jugées par d’autres parents qui n’aiment pas le comportement de leur enfant. D’autres personnes doivent penser qu’elles ont beau faire de leur mieux, ça ne suffit pas. Alors, à ces mamans, je dis: accrochez-vous, et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seules. Et si vous croisez une maman comme moi, dont l’enfant se conduit mal, souriez-lui plutôt que de la juger… Vous pourriez bien vous retrouver un jour à sa place. Mon gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.     Avec mon petit gars, on traverse une période difficile. Je me rends compte qu’il est devenu un petit tyran. C’est un gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.  Il n’y a même pas besoin de le provoquer; il suffit que l’autre soit à côté de lui. Il peut le frapper à la tête, tenter de le faire tomber, et je l’ai même vu plusieurs fois plaquer un camarade au sol. Bon, d’accord, ça lui donne le profil d’un excellent joueur de rugby mais, en attendant, les petites brutes risquent de ne pas de faire beaucoup d’amis.  Quand ce type de chose arrive, je suis là pour le gronder dans la seconde. Je lui dis que ce n’est pas bien de taper, qu’il a fait de la peine à l’autre enfant, et je l’envoie passer quelques minutes au coin. Puis je lui répète qu’il ne doit pas taper les autres, et je lui dis d’aller présenter ses excuses au camarade en question.  Le problème, c’est que je n’ai pas l’impression que ça serve à quoi que ce soit. Être envoyé au coin ne lui fait rien du tout, et s’il s’excuse auprès de son petit camarade, c’est avec une telle désinvolture qu’on voit très bien qu’il s’en fiche complètement! Il n’est comme ça qu’avec les enfants de son âge, ou un peu plus grands, et il n’hésite pas à taper les tout-petits. En clair, tous ceux qui se mettent en travers de son chemin risquent gros.  Mes filles n’ont jamais frappé personne (c’était plutôt elles qui prenaient les coups). Je n’ai donc pas oublié ce que ressent un parent quand on fait du mal à son enfant. Avant, je portais toutes sortes de jugements sur les parents des enfants qui frappent les autres. Je croyais que l’enfant était probablement témoin de violences à la maison, que les parents eux-mêmes devaient user de punitions corporelles, ou même que la petite brute était juste un sale gamin. C’est vraiment dur de voir son enfant se faire taper alors qu’il joue innocemment. Je sais ce qu’on ressent dans ces cas-là.  Mais je sais aussi ce qu’on ressent dans le cas présent. Il n’y a jamais eu de violence dans notre foyer, nous n’utilisons aucune punition corporelle et notre petit gars est adorable la plupart du temps! Je vois bien l’expression des parents des enfants qu’il fait pleurer, et je suis sûre que dans certains des groupes mamans/enfants que je fréquente, il y a des femmes qui doivent me détester. Je commence même à éviter ce type de réunions. On ne m’y met plus à l’aise, je ne suis plus la bienvenue. De toute façon, je ne peux parler à personne, vu que je passe mon temps à surveiller mon fils pour éviter qu’il ne tape qui que ce soit.  Il passe trois matinées par semaine à la crèche en compagnie d’enfants de son âge et, d’après ce qu’on me dit, il est plutôt sage. Je n’ai donc pas trop peur qu’il manque de contact avec les autres. En revanche, le contact avec d’autres mamans me manque. Je me sens un peu exclue: je suis la mère du sale gosse, et je sais bien qu’on parle de moi derrière mon dos. Je n’ai pas l’habitude de ce type de situation, et ça ne me plaît pas, mais je ne sais pas comment réagir à part en évitant d’y être confrontée.  Ces deux dernières semaines, on s’est vraiment bien amusés, mon petit gars et moi. On a exploré divers endroits et passé du temps rien que tous les deux, ce qui était génial. Ce serait juste super si on pouvait aussi aller retrouver des amis de temps à autre. Je ne peux qu’espérer qu’il finira par sortir de cette mauvaise phase et qu’on pourra de nouveau fréquenter d’autres enfants et parents. En attendant, nous nous faisons des petits goûters en tête à tête!  Je tenais à écrire cet article, parce que d’autres mamans doivent se sentir tout aussi isolées que moi, jugées par d’autres parents qui n’aiment pas le comportement de leur enfant. D’autres personnes doivent penser qu’elles ont beau faire de leur mieux, ça ne suffit pas. Alors, à ces mamans, je dis: accrochez-vous, et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seules. Et si vous croisez une maman comme moi, dont l’enfant se conduit mal, souriez-lui plutôt que de la juger… Vous pourriez bien vous retrouver un jour à sa place.