Avion de chasse

Métro, boulot, dodo. Métro, boulot, dodo. Métro, boulot, avion de chasse. Bah oui, il faut bien que l’argent gagné au boulot serve à quelque chose. Et récemment, je l’ai investi dans le moment le plus intense de ma vie : un vol en avion de chasse. Ça s’est passé à Pontoise, et c’était juste incroyable. Cette expérience exceptionnelle m’a pourtant poussé à réfléchir à notre condition humaine. Qui est loin d’être à plaindre, en fait ! C’est même tout simplement hallucinant, de voir comme l’existence humaine a évolué depuis le XIXe siècle. Celle-ci s’est, des millénaires durant, résumée pour l’essentiel à travailler la terre. C’était une vie laborieuse, sur laquelle le spectre de la faim planait souvent, et où l’on dormait au-dessus des bêtes pour se réchauffer. Passer d’une ville à l’autre était toute une aventure, et voyager jusqu’à la capitale était pour beaucoup un voyage impossible. Aujourd’hui, en revanche, nous vivons bien plus longtemps que nos ancêtres, nous mourons désormais de trop manger, nous sillonnons la planète pour nous divertir, nous sommes connectés au monde entier. Tout notre quotidien semble improbable : nous n’avons qu’un coup de fil à passer pour nous faire livrer une pizza, nous avons un téléphone portable qui nous permet d’avoir internet partout où nous asllons. C’est tout bonnement incroyable ! L’homme a connu pendant longtemps une vie fondamentalement stoïque, mais est passé en quelques années à une existence étonnamment luxueuse. Bien entendu, ce n’est pas le paradis : il y a encore beaucoup de travail pour éradiquer certains maux de notre société. Mais nous devrions somme toute déjà apprécier notre monde tel qu’il est, plutôt que de regarder en permanence ce qui est dans le jardin du voisin. Nous sommes étonnamment chanceux d’être nés à notre époque ! Qui aurait deviné, il y a quelques décennies à peine, que de simples citoyens auraient la possibilité de pratiquer un vol en avion de chasse, simplement pour se divertir ?  Voici le site par lequel je suis passé, si ce vol vous tente. Une précision, quand même : même si ce vol est inoubliable, je le déconseille vivement à ceux qui n’ont pas l’estomac solide ! A bon entendeur… Suivez le lien pour toute sles informations pratiques sur ce baptême en avion de chasse.
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Ne m’en voulez pas parce que mon enfant est violent

Mon gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.     Avec mon petit gars, on traverse une période difficile. Je me rends compte qu’il est devenu un petit tyran. C’est un gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.  Il n’y a même pas besoin de le provoquer; il suffit que l’autre soit à côté de lui. Il peut le frapper à la tête, tenter de le faire tomber, et je l’ai même vu plusieurs fois plaquer un camarade au sol. Bon, d’accord, ça lui donne le profil d’un excellent joueur de rugby mais, en attendant, les petites brutes risquent de ne pas de faire beaucoup d’amis.  Quand ce type de chose arrive, je suis là pour le gronder dans la seconde. Je lui dis que ce n’est pas bien de taper, qu’il a fait de la peine à l’autre enfant, et je l’envoie passer quelques minutes au coin. Puis je lui répète qu’il ne doit pas taper les autres, et je lui dis d’aller présenter ses excuses au camarade en question.  Le problème, c’est que je n’ai pas l’impression que ça serve à quoi que ce soit. Être envoyé au coin ne lui fait rien du tout, et s’il s’excuse auprès de son petit camarade, c’est avec une telle désinvolture qu’on voit très bien qu’il s’en fiche complètement! Il n’est comme ça qu’avec les enfants de son âge, ou un peu plus grands, et il n’hésite pas à taper les tout-petits. En clair, tous ceux qui se mettent en travers de son chemin risquent gros.  Mes filles n’ont jamais frappé personne (c’était plutôt elles qui prenaient les coups). Je n’ai donc pas oublié ce que ressent un parent quand on fait du mal à son enfant. Avant, je portais toutes sortes de jugements sur les parents des enfants qui frappent les autres. Je croyais que l’enfant était probablement témoin de violences à la maison, que les parents eux-mêmes devaient user de punitions corporelles, ou même que la petite brute était juste un sale gamin. C’est vraiment dur de voir son enfant se faire taper alors qu’il joue innocemment. Je sais ce qu’on ressent dans ces cas-là.  Mais je sais aussi ce qu’on ressent dans le cas présent. Il n’y a jamais eu de violence dans notre foyer, nous n’utilisons aucune punition corporelle et notre petit gars est adorable la plupart du temps! Je vois bien l’expression des parents des enfants qu’il fait pleurer, et je suis sûre que dans certains des groupes mamans/enfants que je fréquente, il y a des femmes qui doivent me détester. Je commence même à éviter ce type de réunions. On ne m’y met plus à l’aise, je ne suis plus la bienvenue. De toute façon, je ne peux parler à personne, vu que je passe mon temps à surveiller mon fils pour éviter qu’il ne tape qui que ce soit.  Il passe trois matinées par semaine à la crèche en compagnie d’enfants de son âge et, d’après ce qu’on me dit, il est plutôt sage. Je n’ai donc pas trop peur qu’il manque de contact avec les autres. En revanche, le contact avec d’autres mamans me manque. Je me sens un peu exclue: je suis la mère du sale gosse, et je sais bien qu’on parle de moi derrière mon dos. Je n’ai pas l’habitude de ce type de situation, et ça ne me plaît pas, mais je ne sais pas comment réagir à part en évitant d’y être confrontée.  Ces deux dernières semaines, on s’est vraiment bien amusés, mon petit gars et moi. On a exploré divers endroits et passé du temps rien que tous les deux, ce qui était génial. Ce serait juste super si on pouvait aussi aller retrouver des amis de temps à autre. Je ne peux qu’espérer qu’il finira par sortir de cette mauvaise phase et qu’on pourra de nouveau fréquenter d’autres enfants et parents. En attendant, nous nous faisons des petits goûters en tête à tête!  Je tenais à écrire cet article, parce que d’autres mamans doivent se sentir tout aussi isolées que moi, jugées par d’autres parents qui n’aiment pas le comportement de leur enfant. D’autres personnes doivent penser qu’elles ont beau faire de leur mieux, ça ne suffit pas. Alors, à ces mamans, je dis: accrochez-vous, et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seules. Et si vous croisez une maman comme moi, dont l’enfant se conduit mal, souriez-lui plutôt que de la juger… Vous pourriez bien vous retrouver un jour à sa place. Mon gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.     Avec mon petit gars, on traverse une période difficile. Je me rends compte qu’il est devenu un petit tyran. C’est un gamin vraiment adorable, tout en sourires et babillage… jusqu’à ce qu’un autre enfant entre dans son périmètre. A ses risques et périls.  Il n’y a même pas besoin de le provoquer; il suffit que l’autre soit à côté de lui. Il peut le frapper à la tête, tenter de le faire tomber, et je l’ai même vu plusieurs fois plaquer un camarade au sol. Bon, d’accord, ça lui donne le profil d’un excellent joueur de rugby mais, en attendant, les petites brutes risquent de ne pas de faire beaucoup d’amis.  Quand ce type de chose arrive, je suis là pour le gronder dans la seconde. Je lui dis que ce n’est pas bien de taper, qu’il a fait de la peine à l’autre enfant, et je l’envoie passer quelques minutes au coin. Puis je lui répète qu’il ne doit pas taper les autres, et je lui dis d’aller présenter ses excuses au camarade en question.  Le problème, c’est que je n’ai pas l’impression que ça serve à quoi que ce soit. Être envoyé au coin ne lui fait rien du tout, et s’il s’excuse auprès de son petit camarade, c’est avec une telle désinvolture qu’on voit très bien qu’il s’en fiche complètement! Il n’est comme ça qu’avec les enfants de son âge, ou un peu plus grands, et il n’hésite pas à taper les tout-petits. En clair, tous ceux qui se mettent en travers de son chemin risquent gros.  Mes filles n’ont jamais frappé personne (c’était plutôt elles qui prenaient les coups). Je n’ai donc pas oublié ce que ressent un parent quand on fait du mal à son enfant. Avant, je portais toutes sortes de jugements sur les parents des enfants qui frappent les autres. Je croyais que l’enfant était probablement témoin de violences à la maison, que les parents eux-mêmes devaient user de punitions corporelles, ou même que la petite brute était juste un sale gamin. C’est vraiment dur de voir son enfant se faire taper alors qu’il joue innocemment. Je sais ce qu’on ressent dans ces cas-là.  Mais je sais aussi ce qu’on ressent dans le cas présent. Il n’y a jamais eu de violence dans notre foyer, nous n’utilisons aucune punition corporelle et notre petit gars est adorable la plupart du temps! Je vois bien l’expression des parents des enfants qu’il fait pleurer, et je suis sûre que dans certains des groupes mamans/enfants que je fréquente, il y a des femmes qui doivent me détester. Je commence même à éviter ce type de réunions. On ne m’y met plus à l’aise, je ne suis plus la bienvenue. De toute façon, je ne peux parler à personne, vu que je passe mon temps à surveiller mon fils pour éviter qu’il ne tape qui que ce soit.  Il passe trois matinées par semaine à la crèche en compagnie d’enfants de son âge et, d’après ce qu’on me dit, il est plutôt sage. Je n’ai donc pas trop peur qu’il manque de contact avec les autres. En revanche, le contact avec d’autres mamans me manque. Je me sens un peu exclue: je suis la mère du sale gosse, et je sais bien qu’on parle de moi derrière mon dos. Je n’ai pas l’habitude de ce type de situation, et ça ne me plaît pas, mais je ne sais pas comment réagir à part en évitant d’y être confrontée.  Ces deux dernières semaines, on s’est vraiment bien amusés, mon petit gars et moi. On a exploré divers endroits et passé du temps rien que tous les deux, ce qui était génial. Ce serait juste super si on pouvait aussi aller retrouver des amis de temps à autre. Je ne peux qu’espérer qu’il finira par sortir de cette mauvaise phase et qu’on pourra de nouveau fréquenter d’autres enfants et parents. En attendant, nous nous faisons des petits goûters en tête à tête!  Je tenais à écrire cet article, parce que d’autres mamans doivent se sentir tout aussi isolées que moi, jugées par d’autres parents qui n’aiment pas le comportement de leur enfant. D’autres personnes doivent penser qu’elles ont beau faire de leur mieux, ça ne suffit pas. Alors, à ces mamans, je dis: accrochez-vous, et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seules. Et si vous croisez une maman comme moi, dont l’enfant se conduit mal, souriez-lui plutôt que de la juger… Vous pourriez bien vous retrouver un jour à sa place.

Des contrôles d’identité filmés

Cela fait des années que nous aurions dû adopter ce système, mais enfin, tout vient à point à qui sait attendre : depuis mercredi dernier, les policiers et gendarmes, dès lors qu’ils procèdent à des contrôles d’identité, doivent activer leurs caméras-piétons, dans quelques 23 zones de l’Hexagone déterminées par le ministère de l’Intérieur. L’on compte notamment parmi ces zones des ZSP à Paris intra muros, en petite et grande couronne, tout comme des départements au nombre desquels les Alpes-Maritimes.
Ce n’est encore qu’un test, qui est d’ailleurs l’objet d’un décret qu’il reste à valider par le Conseil d’Etat. Mais c’est selon moi un pas dans la bonne direction. Ce système est appliqué depuis plusieurs années dans de nombreux pays, et a bien des fois confirmé son importance. Le but de ces enregistrements est d’apaiser les esprits, et ce des deux côtés : les policiers peuvent ainsi établir qu’ils ont agit selon les règles, et les citoyens ont des images à disposition si les forces de l’ordre sortent du cadre légal. C’est vraiment un système gagnant-gagnant pour les deux parties. Avantage supplémentaire, cette procédure pourrait permettre de faire l’impasse sur les rapports écrits, ce qui pourrait réduire un peu la lourdeur administrative. Si vous avez déjà fait une déposition dans un commissariat, vous comprenez sans doute de quoi je parle !).A la fin de ce projet-test, policiers et gendarmes remettront au ministre de l’Intérieur un rapport évaluant l’effet de ce système sur les contrôles d’identité. Si ce système est appliqué à grande échelle, des histoires comme celles du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois ne devraient donc plus défrayer la chronique. Voilà au moins une chose favorable qu’on gardera de Hollande. Les 2600 caméras-piétons devraient d’ailleurs être bientôt doublées.

Le salaire d’existence de Mr Benoit Hamon

Hamon propose d’accorder un revenu d’existence de six cent cinquante euros par mois sans préalable, spécialement de revenu, doucement à toute la communauté. Son coût annuel à terme pourrait être de 700 Mrds d’euros, ce qui fait la 1/2 des dépenses d’Etat. Le « revenu universel d’existence » est présenté par des fonctionnaires que certains désigneraient de Thatchériens, fréquemment en l’associant à une charge corrélatif au salaire pour le rétribuer. Une taxe au taux de 40 % saurait de ce fait financer une charge de 850 milliards d’euros. Ce moyen, revenu universel et une charge proportionnel, maintiendrait, suivant ses fondateurs, un standing de vie minimal à chaque Français également en l’invitant à travailler encore plus que dans le fonctionnement en vigueur. Aussi, chaque euro additionnel obtenu par son effort lui rapporterait 0.65 euros après impôt alors que, maintenant, il prend en net uniquement 0,40 € généralement, parce qu’il observe amoindrir ses contributions sociales et empirer ses niveaux d’impôts et cotisations sociales. Pour ces fonctionnaires, ce revenu d’existence intervertirait un grand nombre des prestations sociales et des tâches publiques dont l’emploi est individualisable. Tout Français acquerrait le minimum primordial pour vivre, l’enrichirait par une occupation professionnelle, le consommerait pour des biens et services de son choix et prémunierait librement contre les risques, particulièrement les courants risques de maladie. Le cumul des provisions sociales arrivant pratiquement 850 milliards d’euros, le revenu universel n’alourdirait de ce fait pas les charges sociales et pourrait être versé sans amplifier les impôts obligatoires. Il faudrait néanmoins modifier quelques-uns d’entre eux, surtout les cotisations, par une constribution sociale généralisée à 38 %. La nation cesserait d’ agir afin de délivrer des prescriptions aux français. Les implications de l’organisation d’un revenu d’existence sur l’efficience des acteurs économiques, l’attractivité du territoire, la participation et l’activité, ou davantage la fraude fiscale et administrative, deviendraient incroyables. Ce n’est clairement pas la vision de Mr Benoit Hamon, qui n’a pas affirmé la fin de services de l’Etat. On peut simplement concevoir que le salaire d’existence commuterait les seuils sociaux (autour de 28 milliards €) et les prestations familiales (10 Mds euros), tout descendant y donnant droit, cependant ces diminution de charges ne supplanteraient pas la réalité du problème : il faudrait alourdir les prélèvements obligatoires d’environ 545 Mds euros, donc de 54 %. Les conséquences de l’établissement d’un revenu universel sur la compétitivité des acteurs économiques, la séduction du lieu, l’engagement et l’emploi, ou aussi la fraude à l’impôt et administrative, seraient désastreuses.

Un plombier en fuite

Si je ne joue plus trop aujourd’hui, je dois dire que j’ai été pendant longtemps un gamer. Voire un hardcore gamer, à une certaine époque. Jusqu’à ce que je devienne père, en fait : il est difficile de passer toutes ses nuits à jouer aux jeux vidéo quand il faut en plus travailler et s’occuper de ses enfants ! Pourtant, même si cette vie appartient au passé, je continue malgré tout à suivre les tendances, histoire de garder un pied dans la porte. Du coup, j’ai suivi attentivement la présentation de la Switch, et je dois dire que la prochaine console de Nintendo me sidère à plus d’un titre. Mais pas en bien, malheureusement. Il y a deux semaines, j’ai réalisé un voyage de groupe à Austin aux USA. Dans le groupe, il y avait un autre joueur, et nous en avons débattu toute une soirée. C’était un supporter de Nintendo et il a donc défendu la console bec et ongles. Mais j’ai eu beau écouter tous ses arguments, je suis resté assez dubitatif quant à l’avenir de la console. Pour le coup, le plombier a fait pas mal d’erreurs, tant au niveau de la communication que du positionnement de la console. Proposer une console dont l’image n’est même pas en haute définition, à notre époque, et à un tel prix ? C’est tout à fait suicidaire ! Comment Nintendo a pu croire que les gens seraient prêt à payer plus cher qu’une PS4 une console aux caractéristiques si pauvres ? Qu’est-ce qui a bien pu leur passer par la tête ? Je reconnais que le principe initial de la Switch est très alléchant : le fait de concilier plusieurs plateformes est une belle innovation. Mais le résultat n’est selon moi pas assez qualitatif pour faire passer les gens à la caisse. Et certainement pas à un tel prix. Avec des comptes dans le rouge depuis maintenant trois ans, Nintendo ne survivra sans doute pas à un nouvel échec. Mais la firme semble bien partie pour suivre ce chemin. Soit dit en passant, j’ai été séduit par ce voyage de groupe aux USA. Ma femme me tanne déjà pour que nous recommencions. Je vous mets en lien le site où nous avons dégoté ce voyage, si vous souhaitez creuser la question !

austin

Entêtement dans le nucléaire

Entêtement dans le nucléaire et enterrement de l’éolien en mer. Au secours ! C’est la transition énergétique par les nuls ! La même semaine, on a ainsi appris deux terribles nouvelles pour l’écologie et l’industrie verte dans notre pays. D’abord, EDF sera bien engagée dans le projet absurde de construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni. Ensuite, Areva se débarrasse de sa filiale dans l’éolien en mer au profit de l’allemand Siemens. Après l’abandon à General Electric de la branche énergies marines d’Alstom en 2014, c’en est donc fini de l’espoir d’une filière industrielle française puissante dans l’éolien en mer si rien ne change en 2017. C’est tout l’inverse qu’il faudrait faire. C’est ce que diront les partisans de la sortie du nucléaire à Flamanville en Normandie lors du weekend d’action du 1er et 2 octobre prochain. Beaucoup de ceux avec qui je mène campagne y seront. Hinkley point. Retenez ce nom. Ce sera peut-être le cercueil d’EDF. C’est le nom du projet de deux réacteurs nucléaires au Royaume-Uni. La Première ministre britannique Theresa May a confirmé ce projet jeudi 15 septembre. EDF sera le principal maître d’œuvre du chantier. Plus de 21 milliards d’euros doivent être investis dans ce projet dont les deux-tiers entièrement à la charge d’EDF. C’est un montant vertigineux. Le journal Le Monde écrit que cela fera de ce complexe nucléaire « l’objet le plus cher de la planète » ! C’est un projet absurde : nous n’avons pas créé EDF pour construire des centrales nucléaires au Royaume-Uni mais pour produire de l’électricité en France. C’est un projet suicidaire. Cet investissement est insupportable pour EDF compte tenu de sa situation financière actuelle et des besoins futurs. L’entreprise est endettée à hauteur de 38 milliards d’euros. C’est surtout absurde au regard des besoins en investissement en France dans les centrales nucléaires existantes, qui se chiffre à 100 milliards d’euros. Sans compter l’argent qu’il faudrait pour sortir du nucléaire et investir dans les énergies renouvelables. D’ailleurs, la totalité des syndicats d’EDF s’opposent à ce projet, même ceux qui défendent le recours à l’énergie nucléaire en France ! Même Laurence Parisot, ancienne présidente du MEDEF, s’est opposée à ce projet au sein du conseil d’administration d’EDF dont elle est membre. Imaginez la scène, Sud, CGT et l’ancienne présidente du MEDEF d’accord : c’est que l’affaire doit être grave, non ? Et le directeur financier d’EDF avait démissionné au printemps pour protester contre ce projet. Seuls la direction générale d’EDF et le gouvernement Hollande s’entêtent dans ce projet. Pourquoi ? Au profit de qui ? C’est un projet irresponsable. Ces réacteurs doivent être de technologie « EPR ». À l’heure actuelle, aucun réacteur de ce type ne fonctionne. Et les deux chantiers d’EPR en cours en Europe sont des fiascos industriels et des gabegies financières sans nom. En Finlande, les coûts ont dérapé de 5 milliards d’euros et plombé Areva. En France, à Flamanville, en Normandie, le chantier de l’EPR est en retard de six ans : il devait ouvrir en 2012 et n’ouvrira pas avant 2018, dans le meilleur des cas ! Et le coût a été multiplié par trois, à plus de 10 milliards d’euros contre 3,4 milliards prévus au départ. Sans compter les multiples révélations de malfaçons, d’accidents du travail, de recours à des travailleurs détachés surexploités. Il est plus que temps d’arrêter les dégâts. Un grand rassemblement est prévu les 1er et 2 octobre prochain à Flamanville justement pour dénoncer ce fiasco et exiger la sortie du nucléaire. Des partisans de la sortie du nucléaire de toute la France vont s’y donner rendez-vous. Une manifestation aura lieu le samedi 1er à 14 heures. C’est l’occasion de remettre la question écologique au cœur de la campagne présidentielle qui commence. C’est vital pour l’avenir du pays du point de vue écologique évidemment. Mais aussi du point de vue industriel et social. Car le productivisme et le refus de la transition écologique coûtent de plus en plus cher en emplois détruits et en filières industrielles abandonnées. Alors que la sortie du nucléaire et des énergies carbonées pour passer à une France 100% renouvelable pourrait créer 900 000 emplois dans notre pays. Il y a évidemment aussi Alstom transport, spécialiste du ferroviaire, et en particulier la fermeture annoncée de l’usine de Belfort. Cette usine est pourtant spécialisée dans la construction de locomotives pour le fret ferroviaire dont nous aurions tant besoin pour réduire le nombre de camions sur les routes. Je renvoie ceux que ce pillage et ce dépeçage indignent à la tribune que j’ai publiée dans Le Monde à ce sujet et qui a été mise en ligne sur ce blog. Mais il y a pire. Pendant qu’EDF s’entête dans le nucléaire, la filière des énergies renouvelables marines est démantelée dans notre pays. Areva, pilier de la filière nucléaire française a aussi une filiale dans l’éolien en mer. Mais cette entreprise publique doit faire face à de très lourdes difficultés financières causées par le nucléaire. Et pour y faire face, le gouvernement a, contre toute logique, décidé de sacrifier la branche d’éolien off-shore. Cette filiale sera donc vendue à une filiale de l’allemand Siemens. Ce sabordage intervient deux ans seulement après l’abandon de l’autre leader français des énergies marines, Alstom. La branche énergie d’Alstom a été bradée à General Electric au mépris de l’intérêt général. L’absence de volonté et même d’intérêt politique pour la filière des énergies marines est total dans notre pays. Nos entreprises sont parmi les meilleures au monde. Elles pourraient assurer une part significative de l’énergie dont nous avons besoin à partir de sources renouvelables. Mais le laisser-faire gouvernemental a tout gâché. Alstom et Areva s’affrontent dans le secteur. Comme je l’écrivais dans mon article « la France puissance maritime qui s’ignore » paru en 2014 dans la Revue internationale et stratégique : « Quel spectacle lamentable de voir nos champions industriels s’affronter au lieu de coopérer : Alstom produit des éoliennes offshore avec EDF contre GDF (allié à Areva), mais des hydroliennes avec GDF contre EDF ! ». Et je demandais « à quand un pôle public de l’énergie permettant de faire travailler ensemble ces entreprises ? ». Au lieu de cela, les deux piliers des énergies marines que sont la filiale d’Areva et Alstom Énergies Marines sont passées sous contrôle étranger. Quel désastre ! Quelle atteinte à l’intérêt général d’avoir laissé faire et même organisé ce pillage ! Et comment voir que tout cela n’annonce pas pour demain le même genre de dépeçage industriel que ceux qui ont martyrisé Alcatel par exemple ? Pourtant, si EDF trouve près de 20 milliards d’euros à injecter dans un projet nucléaire au Royaume-Uni, on peut penser qu’il aurait pu trouver quelques milliards d’euros pour investir dans l’éolien off-shore non ? Mais au fait, EDF n’est-il pas possédé à 85% par l’État ? N’est-ce pas le gouvernement qui nomme les administrateurs et définit donc la politique de l’entreprise ? C’est donc bien François Hollande le responsable de ce naufrage actuel et futur. Comme c’est beaucoup d’argent qui circule dans ces dossiers il faudra le moment venu s’assurer des circuits qui se sont activés et qui ont pris leur part à cette gabegie.

Bilbao – femme de paix

Dans cette partie du monde, cela fait un moment que le taux de natalité a baissé : nous avons effectué la transition démographique, et avons donc cessé de percevoir l’influence que peut avoir le taux démographique dans la paix dans le monde. Cette influence est pourtant significative, et il me semble important de garder ce fait en mémoire pour comprendre les tensions qui existent au Moyen-Orient, par exemple. Il y a quelques jours, au cours d’un meeting à Bilbao, j’ai en effet entendu une conférence captivante sur l’influence de la démographie dans ces tensions. La personne montrait en quoi la diminution du taux de natalité est à la fois essentielle pour les ressources naturelles de la planète mais aussi pour la sûreté sociale. A l’échelle de la planète, le taux de naissance décline. Mais certaines régions du monde échappent à cette baisse, et l’on constate que ce sont précisément ces contrées qui sont entachées par les violences. Au Soudan, par exemple, la population est confrontée à une croissance excessive, en raison d’une réduction du taux de mortalité qui n’a pas conduit à une diminution de la natalité. Et malheureusement, avec une proportion démesurée de jeunes aptes à faire la guerre, il est presque impossible de créer un régime durable. La violence sera donc encore un bout de temps une catastrophe pour ce pays. En tout état de cause, la transition démocratique commencera forcément par une baisse de la natalité. Les chiffres montrent que ce danger est la plupart du temps lié à la question de l’amélioration de la condition féminine, car un fléchissement de la natalité est la résultante des programmes d’éducation des jeunes filles. L’alphabétisation et la libération de la femme sont véritablement la meilleure manière de circonscrire le taux de mortalité infantile et celui de la natalité. Les femmes sont donc la clé d’une transition démographique réussie. Au final, j’ai beaucoup apprécié ce meeting. Non seulement les interventions y étaient intéressantes, mais l’organisation était aussi au top, ce qui a permis de mettre tout le monde dans les meilleures dispositions.Un grand merci aux organisateurs, donc. Je vous mets en lien la société qui a mis en place ce meeting à Bilbao, si vous projetez de monter une manifestation. Ils sont spécialisé dans l’organisation de séminaire en Espagne.

Pékin veut des moteurs chinois pour ses avions

La Chine veut devenir la troisième puissance mondiale dans l’aéronautique derrière l’Europe et les Etats-Unis. Pékin a ainsi annoncé, dimanche 28 août, la mise en œuvre d’Aero Engine Corporation of China (AECC). Une nouvelle entité qui rassemble plusieurs sociétés étatiques jusqu’ici dispersées afin de créer un champion de l’aéronautique. Un spécialiste des moteurs. En fait, pointe un professionnel bon connaisseur de l’aéronautique chinoise, le lancement d’AECC n’est pas une nouveauté. Selon lui, le nouveau motoriste a été créé il y a déjà quelques temps mais il vient juste d’obtenir sa « business licence ». Indispensable pour démarrer son activité.

Lire aussi : Les grandes ambitions de l’avionneur chinois Comac

Avec AECC, Pékin crée « un General Electric ou un Safran chinois », pointe notre spécialiste. L’américain et le français sont les deux principaux motoristes mondiaux avec le britannique Rolls-Royce et l’autre américain Pratt & Whitney. Pour preuve de cette volonté de montée en puissance, le président chinois Xi Jinping a qualifié le lancement d’AECC de « mouvement stratégique ».

L’objectif de Pékin est de « s’organiser pour concentrer les financements et le management afin de produire d’abord des moteurs militaires ». Une première étape obligatoire avant de passer à l’aviation commerciale car « préparer le militaire c’est préparer le civil », indique le professionnel du secteur. Aujourd’hui, la Chine est un nain dans le domaine des moteurs. Sa seule production, fondée sur des dérivés de moteurs russes, est uniquement destinée à son aviation militaire. « Il n’y a rien pour l’aviation commerciale », commente un spécialiste car « le moteur est la partie la plus difficile à faire dans un avion ». C’est aussi la plus chère et l’une des plus rentables : au moins 15 % du prix d’un appareil et l’on considère qu’un moteur rapporte au moins deux fois son prix de vente à son fabricant pendant toute sa durée d’exploitation.

La Chine est loin de rattraper son retard

La création d’AECC est le deuxième mouvement de la Chine pour devenir à long terme un poids lourd de l’aéronautique mondiale. Avant de s’intéresser aux moteurs, Pékin avait déjà créé Comac destiné à être son champion dans le secteur des constructeurs d’avions. Un futur rival pour Airbus et Boeing. En pratique, la Chine a complètement changé son fusil d’épaule ces dernières années. Elle a démantelé AVIC, une société étatique géante qui regroupait tous les métiers de l’aéronautique, de la construction d’avions jusqu’à la production de moteurs. Cette entité tentaculaire s’est révélée trop grosse, trop lourde à manœuvrer. Désormais, Pékin a choisi de copier le modèle, notamment européen. Comac se veut ainsi l’Airbus chinois tandis qu’AECC se lance sur les traces Safran. Pour ses débuts, le motoriste rassemble près de 100 000 salariés et est doté d’un capital d’environ 6,7 milliards d’euros.

Cette démarche a déjà commencé à porter ses fruits. L’avion régional AR21 sorti des chaînes de Comac « vole trois fois par semaine », reconnaît le spécialiste du secteur. Mieux, le C919, un moyen-courrier, futur concurrent de l’Airbus A320 et du Boeing 737, « avance vite » malgré ses deux ans de retard. Chez Comac, les équipes travaillent « jour et nuit pour assurer le premier vol du C919 avant la fin de 2016 ». Contrairement aux idées reçues, les avions chinois, produits par Comac, seraient « technologiquement très équivalents à l’A320 Neo et aux 737 Max », les derniers-nés des moyen-courriers d’Airbus et de Boeing. En revanche, faute d’expérience, leur fiabilité, leur taux de pannes, sont bien moins bons que ceux des productions américaines ou européennes. Trop mauvais pour intéresser les compagnies aériennes. Notamment les low cost qui ont fait de leur ponctualité un élément clef de leur business modèle.

La Chine est très loin de rattraper son retard. Airbus et Boeing n’ont pas à s’inquiéter. Dans ses projections les plus folles, Comac vise « 30 % » du marché chinois d’ici vingt ans. Mais « Comac deviendra le troisième constructeur mondial derrière Airbus et Boeing. C’est inévitable », prévoit un professionnel. A cette échéance, toutefois, la Chine devrait toujours avoir un avion de retard car d’ici là « Airbus et Boeing ne vont pas s’endormir sur leurs lauriers ». Côté moteurs, où Pékin a vingt ans de retard, la montée en puissance sera encore plus lente. Pas avant 20 à 30 ans, espère-t-on chez les motoristes. Ces derniers prennent d’ailleurs bien soin de ne pas effectuer de transferts de technologies pour ne pas accélérer le mouvement. Safran, dont le moteur Leap équipe aussi le C919, fabrique des composants en Chine, mais n’y produit « aucune partie sensible ni high-tech ».

Lire aussi : La Chine investit massivement dans la construction de métros

Crise du lait : « grosse mobilisation » nationale pour faire plier Lactalis

Des producteurs de lait lors d’une action dans un supermarché, à Louvroil (Nord), le 27 août.

Les syndicats agricoles ont décidé, dimanche 28 août, d’accentuer la pression sur le groupe laitier Lactalis. « Après la déception de vendredi, une grosse mobilisation est en préparation dans l’ensemble des régions », a déclaré Xavier Beulin, le président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), s’exprimant aussi au nom de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) et des Jeunes agriculteurs (JA). Tous tentent de forcer le géant laitier à remonter ses prix d’achat.

Quelques heures plus tôt, les trois organisations avaient annoncé dans un communiqué le lancement, lundi, d’« un mot d’ordre national pour aboutir à un accord avec Lactalis ». Une nouvelle réunion téléphonique doit avoir lieu à midi « pour acter les différents rassemblements et sites qui feront l’objet d’actions », a détaillé M. Beulin.

Celles-ci pourraient notamment se traduire par des manifestations autour de différents sites de production de Lactalis, et elles devraient débuter en fin de journée. Toutefois, certains producteurs ont décidé sans attendre d’aller faire des opérations de « stickage » – elles consistent à placer desautocollants sur des laitages produits par Lactalis – dans certains points de vente et d’aller à la rencontre des consommateurs.

« Relation moyenâgeuse »

« Nous sommes très déçus du comportement de Lactalis, qui se dit prêt à participer aux négociations, mais qui à côté de ça ne propose que des prix dérisoires », au regard des moyens dont il dispose, avait déclaré, dimanche, la numéro deux de la FNSEA, Christiane Lambert.

Les agriculteurs « se sont sentis humiliés par tant d’arrogance » et « meurtris par cette incapacité du groupe à sortir d’une relation moyenâgeuse entre un seigneur et ses serfs », ajoutait un communiqué commun des syndicats agricoles. « Lactalis devra plier ou alors ça lui coûtera très cher », a pour sa part averti Philippe Jéhan, président de la FDSEA-Mayenne.

En élargissant le combat à l’ensemble du pays, les producteurs de lait cherchent à augmenter la pression sur Lactalis ; l’entreprise est restée silencieuse depuis vendredi. Depuis « personne n’a eu le moindre contact avec eux ou n’a de nouvelles de leur part », a indiqué M. Beulin se déclarant « à la disposition » du groupe laitier « pour entamer de nouvelles négociations ».

Une augmentation de 15 euros la tonne

Le groupe laitier a proposé une augmentation de 15 euros la tonne de lait à compter du 1er septembre, soit environ 271 euros. Cette proposition a été perçue comme un camouflet par les agriculteurs, qui estiment leur coût de production à 300-320 euros au minimum la tonne.

Le médiateur du gouvernement avait lui fait une proposition à 280 euros la tonne, ce qui n’a pas été accepté par les producteurs. Ce chiffre de 280 euros correspond au prix pour les cinq derniers mois de l’année, ce qui sur l’année revient à rémunérer 272 ou 271 euros la tonne, a expliqué, dimanche, Sébastien Amand, vice-président de l’Organisation de producteurs Normandie Centre.

Détails des dépenses pour produire 1000 litres de lait
Les charges pour l’alimentation des vaches constituent la plus grande part des coûts des producteurs de lait
Source : LE MONDE

Or « pour ramener de la rentabilité, il faudrait 340 » euros la tonne, selon Pascal Clément, président de la section laitière de la FRSEA du Grand Ouest. Lactalis achète actuellement le lait à 256,90 euros la tonne, bien en dessous du prix payé par d’autres transformateurs comme Laïta et la société Silav (290 euros la tonne) ou la laiterie Saint-Père, filiale d’Intermarché (300 euros les 1 000 litres).

Le gouvernement impuissant

Un producteur sur cinq en France travaille pour Lactalis, soit 20 % de la collecte française, ou 5 milliards de litres de lait collectés sur un total de 25 milliards produits annuellement.

Deux rounds de négociations menés avec Lactalis la semaine dernière se sont soldés par un échec et aucune nouvelle date de négociation n’est actuellement prévue.

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a estimé pour sa part que Lactalis, numéro un mondial des produits laitiers, ne pouvait « pas payer le prix le plus bas en France », tout en reconnaissant que le gouvernement ne disposait d’aucun moyen pour forcer ce dernier à remonter ses prix.