Un séance de voltige en avion de chasse

Dimanche dernier, j’ai effectué un vol en avion de chasse. Une expérience foncièrement difficile à relater au point que j’ai un peu hésité pour pondre un article. Mais après tout, si je ne parle pas d’une aventure de ce genre, ce blog ? La semaine dernière, je suis donc allé à l’aérodrome pour y effectuer mon baptême. Si vous vous imaginez tout de suite L’étoffe des héros, je dois vous décevoir. Le vol n’avait pas lieu sur un F-35, mais à bord d’un Fouga (l’ancien appareil de la Patrouille de France : un appareil génial pour les acrobaties mais qui ne ressemble absolument pas le look agressif d’un avion de chasse, avec ses couleurs tapageuses). Néanmoins, une fois que je me suis retrouvé fermement bouclé à mon siège, je me suis senti bien. Si le décollage ne se fait pas aussi violent qu’on le voudrait, je dois bien signaler qu’il faut avoir le coeur solide pour vivre un tel vol. D’ailleurs, il faut avoir un examen médical pour pouvoir le faire. Si le vol est plutôt pépère les premiers instants, avec un vol à basse altitude, ça se corse rapidement quand commence la voltige aérienne ! On constate la frénésie du truc dès le premier looping, quand on est aplati contre son siège avec la vitesse. La pression  est extraordinaire. Il faut encaisser 4,5 G dans certaines figures et le poids est alors multiplié d’autant ! On doit se contracter au maximum si on veut éviter le blackout. Enfin bon, j’ai bien conscience que décrit de cette manière, ça ressemble vaguement à une torture, mais c’est véritablement une sensation exceptionnelle. Le plus délicat, en définitive, reste de basculer des G positifs aux négatifs en une demi-seconde. Ca, on peut dire que ça remue méchamment. Je sentais que mes organes jouaient au yoyo. Ce qui, bien sûr, n’est franchement pas le meilleur moyen de retenir son dernier repas là où il doit être. Et même si j’ai raffolé de cette expérience semblable à aucune autre, j’ai été enchanté (et attristé, dans même temps) en prenant le chemin du retour. Quand je suis redescendu, j’avais les jambes un peu flageolantes, mais j’étais aux anges. Plus d’information est disponible sur le site de l’agence de ce vol en L-39 à Reims. Cliquez sur le lien.